Sarah  avec Jinko et Comtesse
Sarah  avec Jinko et Comtesse
Sarah  avec Jinko et Comtesse

Sarah avec Jinko et Comtesse

Nous avions rencontré Sarah Forget pour la première fois en 2011 alors qu’elle avait reçu, quelques mois plus tôt, le concours de « Comtesse », une chienne Labrador noire, formée par « Handi’Chien » pour l’accompagnement social. Celle-ci a pris sa retraite, l’automne dernier, parce que, comme les êtres humains, elle souffrait de rhumatismes qui rendaient son travail pénible. « Je l’ai gardée auprès de moi, bien sûr, mais depuis quelques mois, c’est « Jinko », un golden retriever beige, qui travaille à sa place. » Agé de 3 ans, celui-ci, comme « Comtesse », a été formé par « Handi’Chien » ; il répond aux 52 commandes que sa maîtresse peut lui adresser.

Il fait merveille auprès des enfants comme des adultes ; certaines personnes craignent de consulter un psychologue, ce qui engendre des difficultés à exprimer leur souffrance ; la présence du chien apaise ; elle permet de nouer un dialogue autour de lui, et de créer la confiance indispensable pour progresser dans la thérapie. Le petit enfant est très attaché à son « doudou », quel qu’il soit ; c’est un « objet » qui le rassure et qu’il considère comme une protection. Le chien ne juge pas, il est doux, gentil, affectueux et  l’ empathie  dont il fait preuve permet de faire tomber les barrières.

Il y a longtemps que Sarah a pris conscience du rôle que peut jouer un animal auprès d’un être humain. Titulaire d’un master 2 de psychologie, la jeune femme consacre sa thèse à un sujet particulièrement important dans la société actuelle : « l’activité associant l’animal : une thérapie non médicamenteuse pour les personnes âgées démentes. » « Mon objectif, expliique-t-elle, est d’établir que les bienfaits ressentis par le patient au contact d’un animal, peuvent être démontrés d’une manière scientifique et que ceux-ci sont, en outre, bien supérieurs aux risques sanitaires encourus. » Ainsi, les malades atteints de la maladie d’Alzheimer éprouvent un besoin soudain de déambuler ; chez eux, c’est irrépressible comme  boire ou  manger ; les soignants ne parviennent pas ou arrivent très difficilement à les calmer. Dans ce cas, Sarah leur fait prendre la laisse dans leur main et lorsque le chien ralentit, le patient s’apaise pour un moment.

L’animal est aussi un auxiliaire précieux dans les maisons de retraite, notamment en zone rurale, où sa présence évoque des réminiscences chez beaucoup de résidents. Il peut constituer aussi un lien, un sujet de conversation, entre la personne âgée et sa famille, souvent désemparée face à ses pertes de mémoire. Même si cela semble paradoxal, on peut dire que le chien « humanise » le milieu et permet aux personnes de retrouver une sensation d’ «  affectif ».

Il se montre aussi comme un compagnon, plein de douceur et de gentillesse pour les personnes en fin de vie.

« Même si de plus en plus de gens sont convaincus des bienfaits de la médiation animale, cela reste un sujet controversé. L’objectif que je poursuis dans le cadre de ma thèse est d’expérimenter et de quantifier l’impact de la présence de l’animal sur les troubles cognitifs et sur ceux du comportement. Je veux mesurer son influence  sur la qualité de vie des patients et étudier dans quelle mesure sa présence diminue l’anxiété et les phénomènes dépressifs et limite, par là, la prise de médicaments. »

Sarah Forget, psychologue, cabinet à Montoire, Ruillé et Saint-Calais.

T.06 74 81 80 39

                                                             Sabine Campion

#Médiationanimale #SarahForget

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