Les vieux tracteurs; le stand des chasseursLes vieux tracteurs; le stand des chasseurs

Les vieux tracteurs; le stand des chasseurs

Située un peu à l’écart des principales voies de communication, la commune des Hayes a su conserver, en contrepartie, certaines traditions comme celle de la fête au village qui rassemble habitants et voisins chaque année, à la fin de la troisième semaine d’août. Au sud du bourg, le site du « Gouffre », que signale un lavoir carré au milieu d’un vallon herbu, accueille cette manifestation familière. Celle-ci marie brocante, repas champêtre et convivial, animations diverses, bal et exposition de véhicules ; on y voit beaucoup de tracteurs dont la rangée s’allonge d’année en année, certains remontant au milieu du siècle passé ; si les Mc Cormick, dont l’un, de type B (essence, 11 CV) mis en circulation en 1940, étaient bien représentés, on pouvait également découvrir un Lanz Bulldog, type HNI (diesel, 19 CV) de 1950, même un Renault D22 type R752 (diesel, 22 CV) de 1957 ou un Porsche type 108K (diesel, 20 CV) de 1960…tous hors de proportion avec les engins actuels.

Du côté de la brocante, sur l’autre rive de la Cendrine, l’on voyait de nombreux stands qui offraient à foison vêtements, luminaires, bibelots, vaisselles, livres, jouets, etc. ; en face de celui dévolu au « Studio Centre 41 » de Saint-Martin-des-Bois qui présentait ses ardoises, ses sets de table ou ses tapis de souris décorés de photos de villages ou de véhicules, nous avons trouvé celui de l’Association communale de chasse agréée des Hayes.

« Notre association, l’ACCA, nous a expliqué son président Serge Daumas, créée en 1973 compte 38 chasseurs qui se partagent 1160 ha ; en tant qu’organisme agréé, elle accepte jusqu’à 10% de membres étrangers à la commune ; d’ailleurs, nous avons un afflux de jeunes venus de l’Indre-et-Loire voisine, dont nous devons placer certains sur une liste d’attente.

« Pour l’année passée, le tableau de chasse s’établit ainsi : 47 lièvres, 113 faisans vénérés, 82 faisans communs, quelques perdrix, pigeons, bécasses et autres lapins, 20 chevreuils, enfin 18 renards. Nous avons du mal à maintenir la présence du petit gibier touché par les effets du remembrement ou , dans un autre domaine, de la myxomatose. Les cultures et le biotope ont changé et la chasse a dû s’adapter à l’évolution des pratiques culturales en essayant de préserver les cultures à gibier et l’habitat naturel, de créer des points d’eau permettant aux animaux de s’abreuver et de détruire les prédateurs (renards, blaireaux, ragondins…) par divers moyens tels que les battues, le piégeage, le déterrage…

« Si la gestion des faisans communs a été une réussite, le faisan vénéré a cessé d’être un gibier « naturel » puisque nous sommes maintenant obligés de l’acheter à huit semaines. Quant aux chevreuils, leur nombre a si bien augmenté qu’au lieu d’une ou deux têtes les plans de chasse autorisés nous en attribuent 22. Le sanglier, lui, n’est qu’un hôte de passage, son habitat étant situé ailleurs.

« Les prélèvements ne peuvent se faire qu’en fonction du gibier existant. Une gestion avisée et prévoyante demande beaucoup d’investissement, beaucoup de motivation et du temps, sans oublier la convivialité : aux Hayes, par exemple, on ne chasse pas les jours où une randonnée traverse la commune ! »

ACCA des Hayes : contact Serge Daumas, T.06 14 46 08 13 ou

Mail : serge-daumas@laposte.net

                                                                  Xavier Campion

#LesHayes #Associationdeschasseurs

Facebook :          https://m.facebook.com/pages/Le-Mille-pattes-Campion/1597797927138358?ref=tn_tnmn&__nodl

Twitter:       https://twitter.com/LPattes        

Et nous contacter via : overblog41@gmail.com

Retour à l'accueil