Dimanche soir au Festival de Montoire¨. crédit photo, Festival de Montoire, Pauline AngotDimanche soir au Festival de Montoire¨. crédit photo, Festival de Montoire, Pauline Angot

Dimanche soir au Festival de Montoire¨. crédit photo, Festival de Montoire, Pauline Angot

Montoire en délire, le fait ne doit pas se produire trop souvent mais c’est la seule façon de qualifier l’événement qui a eu lieu dimanche soir au Palais de toile du Festival, quartier Marescot. L’occasion a été donnée par le second et dernier gala donné par le Ballet Igor Moïsseïev, dont c’était le 80ème anniversaire .

Après avoir salué la présence dans la salle d’André Pierre-Louis, sous-préfet de Vendôme, de Maurice Leroy dont l’intervention a été essentielle pour obtenir la venue de la troupe , de Guy Moyer, maire de la ville et, enfin celle des jeunes Ukrainiens de l’ensemble « Radist’Joy », le président du Festival, Philippe Proust a profité de l’occasion pour rendre hommage aux bénévoles durement mis à contribution avant de présenter cette troupe « mythique » ou « légendaire » qui a rapidement démontré la justesse de ces qualificatifs.

Introduit par un témoignage filmé de l’œuvre d’Igor Moïsseïev (« Eté »), c’est ensuite à un véritable panorama du folklore des peuples de la grande Russie allant des Kalmouks, des Tatares ou des Bachkirs aux Adjars et aux Adygués, du Caucase aux Russes et aux Bielorusses, puis aux Ukrainiens (la danse fameuse du « Gopak ») ou aux Moldaves  (« La Suite de danses » non moins connue). Il faut faire une place à parts à  quelques œuvres inclassables comme le piquant « Vieux quadrille citadin », le surprenant « Combat des deux hommes », qui relève de l’exploit, ou cette « Danse des marins » qui nous a peut-être renvoyé à l’Histoire, du moins, à celle d’un cuirassé célèbre ; seul le deuxième fait référence à cet univers rural qui constitue la matière première essentielle du folklore, du moins jusqu’à nos jours.

Pour le reste, on peut juste affirmer que, si la perfection n’est pas de ce monde, les spectateurs en ont eu un avant-goût, samedi et dimanche soir : richesse et variété des tenues portées, coordination parfaite des mouvements et des évolutions, des plus simples aux plus compliquées, virtuosité individuelle aussi bien que collective des danseurs et danseuses et des acrobates.

Cette rencontre, des plus improbables (« Nous n’avons jamais pu nous offrir ce ballet malgré les 700 000 habitants de notre ville, alors qu’ici… » se plaignait une vacancière), a triomphé de toutes les résistances. En fait, on peut hésiter entre les termes de « délire », de « frénésie » ou même de « paroxysme » pour décrire l’agitation d’un public définitivement conquis.

Laissons à Elena Shcherbakova, directrice artistique de l’ensemble, le mot de la fin : « au-dessus de tout, le plus important, c’est le cœur avec lequel nous partageons ensemble le même idéal ! » Ceci ne doit pas nous empêcher de féliciter Philippe Proust pour la persévérance et le talent avec lesquels il a rendu possible l’impossible !

                                                            Xavier Campion

#Festival de Montoire #BalletMoïsseïev

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