Philippe Proust et les personnalités lors de l'ouverture du Festival
Philippe Proust et les personnalités lors de l'ouverture du FestivalPhilippe Proust et les personnalités lors de l'ouverture du FestivalPhilippe Proust et les personnalités lors de l'ouverture du Festival

Philippe Proust et les personnalités lors de l'ouverture du Festival

C’est le mardi 8 août, en fin d’après-midi, qu’a eu lieu l’ouverture officielle du 45ème Festival de Montoire.

Au quartier Marescot, principal site des manifestations, l’on continuait à s’affairer aux derniers préparatifs. Dans la rue bordée par les pavillons de toile du Marché artisanal du monde, les exposants achevaient de s’installer, tandis que du grand Palais, l’immense chapiteau édifié sur la pelouse, dédié aux spectacles, s’échappaient de la musique et des chants, les témoignages d’ultimes répétitions. Au fond, dans la boutique qui a momentanément pris la place de l’Ecole de musique, se poursuivait la vente des billets pour les diverses représentations. Aux alentours, tous les équipements étaient en place et quelques bénévoles consciencieux prenaient leurs marques aux postes prévus. Au-dessus, le ciel paraissait plutôt menaçant mais, fort heureusement, aucune goutte n’est venue troubler la cérémonie.

Vers 16h, l’intérêt s’est déplacé vers la cour de l’hôpital Antoine Moreau, lieu de rassemblement des troupes avant leur départ pour faire le tour de la place Clémenceau et parvenir devant la mairie. Un absent de taille : le Ballet Igor Moïssevïev qui, très demandé, et longtemps à l’avance, ne sera présent qu’au moment de ses apparitions, les 12 et 13 août.

Ponctuels, les jeunes Ukrainiens de « Radist/Joy », filles et garçons de 11 à 17 ans ont débarqué de leur car les premiers puisqu’ils devaient clore le défilé. Les autres troupes sont arrivées dans un certain désordre. Tous étaient à la recherche des Chinois de l’ensemble du Théâtre de Yinchuan, capitale de la région autonome dévolue à la minorité Hui, finalement venus à pied du quartier Marescot. Parmi les autres, les Andalous qui devaient défiler en tête, tout de suite après l’emblème du Conseil international des organisations de festivals de folklore (CIOFF) confié à quatre Ukrainiens, les « As du Bénin » qui veulent redonner vie aux traditions du royaume d’Abomey et qui se démenaient au rythme des tam-tams et des tambours, les Boliviens du Ballet national folklorique, déjà présents à Montoire en 1980, évoluant au son des flûtes et des percussions, les Papous indonésiens représentant les antipodes, portant leur pagne de fibre végétale et arborant leurs peintures corporelles blanches.

A 17h, toutes les troupes, auxquelles il faut ajouter celle de la Bosnie-Herzégovine, du Mexique et de la Roumanie, précédées de leur drapeau, se sont ébranlées en direction de la mairie, chantant, jouant de leurs instruments, dansant, virevoltant ou bondissant, s’arrêtant régulièrement, le temps de permettre au nombreux public d’apprécier leur talent.

Parvenues à destination, elles se sont rangées face à l’hôtel de ville et du podium ur lequel les attendaient élus et personnalités : Maurice Leroy, député, Claire Foucher-Maupetit, conseillère départementale, Pascal Brindeau maire de Vendôme et président de la Communauté d’agglomération, Philippe Mercier, vice-président, Sylvie Verrier, représentant le maire de Montoire empêché, Philippe Proust, président du Festival, Jean-François Proux, son fondateur…

Prenant la parole, Philippe Proust s’est réjoui de ce que le 45ème anniversaire du Festival ait vu se rassembler à Montoire, cette année, « quelques unes des troupes les plus belles, les plus célèbres et les plus sollicitées » Commençant par les Amériques, après la Bolivie avec laquelle le Festival entretient une véritable histoire d’amour, il s’est déclaré spécialement ému de voir le Ballet de Tamaulipas (Mexique) participer à la célébration de cet anniversaire ; il est revenu ensuite sur les benjamins, les Ukrainiens, puis sur les danseuses de flamenco de la Compagnie Carmen Guerrero ; il a terminé par l’ensemble Dr Mladen Stojanovic (Bosnie-Herzégovine), fondé en 1885, dont les femmes arboraient des vêtements richement brodés, les hommes portant une tenue plus sobre à la différence des Roumains dont les artistes aussi somptueusement habillés les uns que les autres étaient accompagnés par dix-sept virtuoses.

Relayé par Maurice Leroy qui a également insisté sur le travail des bénévoles, Philippe Proust s’est enfin félicité de la venue tant espérée du Ballet Moïsseïev de réputation mondiale « ambassadeur officiel de la culture russe » qui présentera un spectacle spécifique de quinze danses chorégraphiées, dans leur quasi-totalité, par le maître en personne.

Le traditionnel et symbolique lâcher de pigeons dans le ciel de Montoire, a clos la cérémonie.

Le Festival, haut lieu du bénévolat

Cette année, d’immenses panneaux ont fait leur apparition dans le quartier Marescot. Ils rappellent que le Festival est organisé par une association indépendante et que pas moins de 230 bénévoles, hommes et femmes de tous âges et de toute ancienneté, se sont activés pour assurer la réussite de la manifestation. Tous les domaines sont concernés : la publicité, l’hébergement des artistes, leur cantine, la technique, le resto typico, les tournées, l’entretien, les réservations, le CIOFF jeune    ( moins de 25 ans). Signalons que la famille Proust, au grand complet, n’est pas la dernière à apporter son concours.

Une traduction différente donnerait au minimum 30 000 km parcourus, 65 000 dépliants distribués, 5 800 heures de travail, 3 200 nuitées assurées, près de 10 000 repas préparés dans les cantines…

                                                               Xavier Campion

#FestivaldeMontoire

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