Le Cercle des entreprises du Vendômois s'est réuni au Jardin du Plessis-Sasnières
Le Cercle des entreprises du Vendômois s'est réuni au Jardin du Plessis-SasnièresLe Cercle des entreprises du Vendômois s'est réuni au Jardin du Plessis-Sasnières

Le Cercle des entreprises du Vendômois s'est réuni au Jardin du Plessis-Sasnières

Filant la métaphore et invitant le gouvernement à en finir avec « le jardin à la française » de l’organisation territoriale actuelle, le préfet Lagarde ne pouvait trouver lieu plus approprié que Sasnières, le « plus anglais des jardins français ».

Le Cercle des entreprises du Vendômois (CEV) avait, en effet, choisi ce cadre pour se retrouver et accueillir Gilles Lagarde, ancien préfet du Loir-et-Cher (2012-2014), maintenant directeur des services du département d’Indre-et-Loire et l’un des amis du Cercle, ce qui explique une certaine complicité.

La première partie de la réunion a été consacrée à l’audition des rapports des différentes commissions du CEV avec une annonce de taille, l’introduction de l’économie dans « Les Rendez-Vous de l’Histoire », cette manifestation aussi bien pédagogique que scientifique, créée en 1998 par Jack Lang. La 20ème édition aura pour thème « Eurêka  : inventer-découvrir-innover », une trilogie qui ne peut que séduire des entrepreneurs. Grâce à ceux-ci, à cette occasion, « Les Rendez-vous » feront leur apparition à Vendôme où le 5 octobre, le Minotaure accueillera une conférence-débat animée par Michel Godet, spécialiste de la prospective, également bien connu dans cette ville, sur le sujet de l’innovation et du développement des territoires. Auparavant, le Cercle aura consacré l’après-midi à une rencontre avec les élèves des établissements d’enseignement pour leur faire toucher du doigt le dynamisme du territoire, en liaison avec une exposition des « Promenades photographiques » consacrée à l’industrie dans le Vendômois.

Après une brève allocution de Guillaume Henrion, l’hôte du CEV qui a retracé l’histoire du Jardin et présenté le restaurant créé à l’automne dernier ( « chaque étape parcourue correspond à la découverte d’un métier ! » ), Marie-Amélie Le Fur s’est faite l’avocate convaincue des bienfaits du sport ou du moins d’un minimum d’activité physique pour tous, des personnes handicapées (qui n’ont pas toujours conscience de leur infirmité) aux chefs d’entreprise qui ont besoin d’évacuer leur stress. « Le sport doit permettre à tous de se connaitre et, éventuellement de maîtriser leur handicap ».

Tous attendaient avec impatience l’intervention de Gilles Lagarde du brio duquel chacun avait conservé le souvenir. Celui-ci a développé son propos, émaillé d’exemples tirés de son expérience, autour de deux grands axes complémentaires : la prise en charge de leur destin par les acteurs et l’importance du cadre territorial.

D’emblée, le préfet a plaidé pour le recours à la mutualisation la plus large possible, en prenant pour modèle la politique des deux départements du Loir-et-Cher et de l’Indre-et-Loire qui ont décidé de mener en commun une campagne de communication orientée sur le seul « Val-de-Loire » et ses châteaux. Dans le même domaine « Les Tops du tourisme », visant à distinguer les protagonistes les plus dynamiques, qui commencent à s’essouffler dans le Loir-et-Cher qui les a vus naître, devraient être organisés par les deux départements le 2 octobre prochain. Dans un autre ordre d’idée, l’Indre-et-Loire a adhéré au Syndicat mixte ouvert d’aménagement numérique (fibre optique) mis en place par son voisin. Les territoires ont donc intérêt à coopérer.

Des leçons à tirer

A quoi la réussite de certains tient-elle ? Gilles Lagarde se souvient avoir été le sous-préfet de Saint-Dié, puis celui de Vitré.

« En 1994, le chef-lieu d’arrondissement vosgien connaissait une crise due à l’effondrement de l’industrie dominante du bassin d’emploi, le textile ; le taux de chômage y a atteint 24%. En constituant un comité de bassin, le territoire a réussi à se prendre en main.

« Un peu plus tard, à l’inverse, en Ille-et-Vilaine, Vitré connaissait un taux de chômage de 5% alors que celui de l’activité industrielle y était remarquable, 44%. Le modèle vitréen s’est caractérisé par la création d’un climat favorable à l’accueil des entreprises : qualification du personnel grâce à la formation et qualité du travail, modération des taxes, politique des transports, juste mesure des loyers et du coût de la vie, possibilité de pratiquer un sport, proximité de l’université et limitation de la délinquance.

« Tout évolue très vite ; on peut avoir l’impression que les territoires nous échappent. Si la taille des intercommunalités conçues pour qu’on n’ait plus besoin d’une salle des fêtes dans chaque commune, a pu paraître ne plus être adaptée à l’exercice de certaines compétences, il faut prendre garde aux problèmes de l’éloignement des centres de décision tandis que les citoyens ont l’impression d’être écartés. Un besoin de renouvellement s’est brusquement fait jour qui s’est traduit par l’aventure étonnante du mouvement « En marche » et son succès électoral ; beaucoup de chefs d’entreprise figurent d’ailleurs parmi les nouveaux élus. Alors que l’opposition est fragmentée et risque de ne se manifester que dans la rue, le monde de l’économie doit jouer le rôle d’un contre-pouvoir en se positionnant comme force de proposition ( les sujets ne manquent pas !). Mais, pour être convaincant, il faut montrer que l’on est capable de s’organiser sur un territoire pertinent.

« Alors que Tours et Orléans, deux métropoles possèdent à elles seules le même rang qu’un département pour négocier de gros investissements, le Loir-et-Cher se trouve en passe d’être pris en sandwich à moins qu’il ne parvienne à s’ériger en « pôle métropolitain ». Le gouvernement doit mettre fin au « jardin à la française » de l’organisation territoriale. Rattachés à une grande région, les deux départements alsaciens et savoyards veulent fusionner pour défendre leur spécificité et peser d’avantage sur les décisions.

« En bref, la mutualisation doit partir de la base, des opérateurs, et la réalité se trouve dans les territoires ! »

Tous avaient remarqué l’absence provisoire de la présidente du Cercle, Magali Royer-Marty, qui recevait au même moment le trophée d’or de « La femme chef d’entreprise » de la Région-Centre Val de Loire ainsi que son ticket pour la finale à Paris !

                                                              Xavier Campion

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