Jean-Paul Tapia, vice-président de la Communauté des Territoires vendômois en charge de l'économie

Jean-Paul Tapia, vice-président de la Communauté des Territoires vendômois en charge de l'économie

Nous avons rencontré Jean-Paul Tapia, vice-président de la Communauté des Territoires vendômois chargé du développement économique, vendredi dernier, dans les locaux du pôle de Montoire, rue Saint-Denis ; c’était, semble-t-il, une première, justifiée par le fait que le bas Vendômois s’est trouvé au cœur de cette entrevue.

Tout au long de notre entretien, le vice-président a insisté sur deux points : la nécessité de préserver la proximité et celle, liée, de l’offre de services de qualité.

« Dans son ensemble, le territoire de la Communauté est un territoire rural, même si Vendôme constitue un pôle de fixation lié au tissu industriel qui a pu s’y établir. Dans la partie occidentale, Montoire doit former un autre pôle qu’il faut préserver en le redynamisant avec le maintien d’un niveau élevé de services de qualité.C’est essentiel pour les collectivités situées à l’ouest de l’agglomération. Dans cette perspective, l’implantation d’une enseigne comme « Prim’fruits » sur la zone des Galliennes parait exemplaire. 

 Il ne faut pas s’entêter à défendre n’importe quel commerce dans des communes trop petites. « Par contre, chaque mairie peut devenir « le portail d’entrée » d’où les services publics auront la possibilité de s’adresser à la population pour faciliter les démarches, dispenser les conseils, etc. Il n’est pas impensable que les secrétaires de mairie, par exemple, puissent aider les gens à utiliser internet. La ruralité conserve beaucoup d’atouts en matière d’attractivité mais celle-ci ne sera qu’un trompe-l’œil si les services sont absents.

« Un pôle d’équilibre est un lieu où l’on peut trouver de tout : commerces et services. Il faudrait que Montoire accepte de rejoindre la fédération des unions commerciales qui existe à Vendôme. »

Quelle sera la place des transports ?

« Parmi les services, ceux-ci joueront un rôle essentiel. La création d’une communauté d’agglomération permet d’avoir cette compétence. La question apparait néanmoins compliquée à résoudre en raison des contraintes financières. Il serait nécessaire de redynamiser la liaison Vendôme-Montoire, qu’il s’agisse de transports collectifs, routiers ou ferroviaires ; en toute hypothèse, il faudra du temps, peut-être même une vingtaine d’années, en raison de l’addiction à la voiture, mais on devrait y arriver !

« La fibre optique est un autre moyen de liaison ; cependant, à elle seule, elle ne constitue pas un moyen suffisant, mais elle est essentielle ; d’où le projet du lycée professionnel Sainte-Cécile de Montoire visant en collaboration avec d’autres structures à initier les seniors à l’usage de la tablette tactile, ce qui leur donnera la possibilité de bénéficier de divers services, par exemple, des cours de gymnastique volontaire.

« Sa présence permettrait également de créer des emplois. Il faut arriver, en développant la formation,  à faire grandir les industries locales, relativement solides mais qui se heurtent à un problème de recrutement.

« En complément, la pépinière d’entreprises, en raison des services qu’elle offre, se présente comme un instrument permettant d’attirer et de fixer des gens encore jeunes, souvent venus de la région parisienne, qui veulent travailler chez eux, en toute indépendance, dans un cadre agréable, à condition de disposer d’un minimum de services ; à cet égard, la présence du TGV constitue un avantage important. »

Comment aider au financement du développement ?

« Il faut enfin un outil de financement qui pourrait être une « société d’épargne locale » faisant appel aux banques, aux sociétés d’assurances, aux caisses de retraite comme aux particuliers. La loi NOTRe impose l’intervention de la Région, ce qui peut rendre les choses compliquées.

« En tout cas, stopper la désertification est prioritaire. Faudra-t-il créer « des usines à la campagne » comme le souhaitait naguère la DATAR ? Malheureusement, personne ne pense à dix ans !

« Si l’on veut favoriser le mouvement de retour vers des « communes plus aérées », il ne faut pas laisser diminuer le niveau d’attractivité qui représente un tout : culture, enseignement, sports, spectacles et même possibilité de prendre le TGV ! »

En conclusion, « l’on sème ! » ; tous les habitants sont concernés par le développement du territoire et chacun peut imaginer des projets dans tous les domaines, ce qui permettra de faire progresser celui-ci en réalisant les plus pertinents.

                                                                      Xavier Campion

#TerritoiresVendômois #Ruralité

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