Sandra veut pratiquer une agriculture sur "sol vivant"Sandra veut pratiquer une agriculture sur "sol vivant"
Sandra veut pratiquer une agriculture sur "sol vivant"Sandra veut pratiquer une agriculture sur "sol vivant"Sandra veut pratiquer une agriculture sur "sol vivant"

Sandra veut pratiquer une agriculture sur "sol vivant"

Nous avions rencontré Sandra pour la première fois lors d’un conseil municipal à Ruillé, l’an passé. Elle était venue présenter son projet de création d’une activité de maraîchage bio sur la commune, ce qui avait retenu l’attention de toutes les personnes présentes.

Sandra travaillait dans la grande distribution ; désireuse d’évoluer, elle avait effectué un bilan de compétences qui lui a permis à la fois de faire le point sur son parcours et de déterminer ses possibilités d’évolution professionnelle en fonction de ses capacités et aussi de ses goûts. Au terme de celui-ci, il est apparu que la jeune femme  ne se sentait pas à son aise dans la société de consommation actuelle et qu’elle désirait trouver une voie plus proche de la nature. Disposant d’un  terrain dans la campagne du sud de la Sarthe où elle vit depuis 13 ans, elle a alors décidé de se lancer dans le maraîchage bio. Son choix étant fait, Sandra a dû suivre une formation ; elle a été accompagnée dans ce domaine par la CIAP 72 (Coopérative d’installation en agriculture paysanne) dont l’objectif est de maintenir en activité des paysans, nombreux, produisant des produits de qualité, participant à la vie du territoire et respectueux de l'environnement. La future agricultrice a reçu une formation en gestion économique et  s’est immergée pendant un an, dans une entreprise  : « Les Champs verts » à Connéré où a-t-elle dit « J’ai tout appris : techniques de semis, plantation, désherbage, irrigation, récoltes, reconnaissance des auxiliaires et des ravageurs, esprit bio,  respect de la nature, etc ». Le 1er mars 2017, elle a entamé sa propre exploitation. Elle n’hésite pas à compléter sa formation initiale auprès de réseaux tels que le GAB 72 ou du MSV (maraîchage sur sol vivant)

Nous avons parcouru l’exploitation de Sandra dont les produits sont d’ores et déjà très diversifiés. « Pour enrichir le sol, j’utilise  de l’engrais vert, des déchets  végétaux, du fumier animal et je n’emploie que des semences bio, nous a-t-elle précisé d’emblée. Je tends à pratiquer une agriculture sur sol vivant. »

Une agriculture sur sol vivant

Travailler le sol a un impact négatif sur les écosystèmes et l’environnement. Ainsi, alors que les vers de terre, qui contribuent en permanence au mélange des différentes couches du sol, représentent plus d’une tonne par hectare, un sol travaillé n’en héberge plus que 50 kg. Par ailleurs, 70% de l’activité biologique qui organise, structure et stimule la vie se trouve dans le sol, ce que ne prend pas en compte l’agriculture classique ; si on modifie l’écosystème, il y a moins de nutriments et les plantes mal nourries présentent des désordres physiologiques et peuvent tomber malades.

Pour maintenir le sol vivant, il faut donc qu’il soit peu ou pas travaillé et qu’il soit, par contre, couvert par un système de paillage, ce qui permet de conserver une certaine humidité et d’éviter, par la même occasion, les arrosages massifs. Pour le couvrir, on peut utiliser de la paille, des bâches, des cartons, ou ce que l’on a sous la main. Au fil de notre balade entre les différentes plantations, Sandra, à plusieurs reprises a soulevé la paille et nous a montré le sol humide et la vie qui y grouille.

Pour que la production d’une terre puisse être qualifiée de « bio », il est nécessaire que la reconversion soit opérée sur une durée de deux ans. Sandra qui a commencé ce travail en mars 2016, obtiendra son label en 2018.

Les productions du « Potager » sont très diverses : aubergines, poivrons, melons, tomates, pommes de terre, betteraves, choux, courgettes, salades, oignons, échalotes, ail, carottes, navets, courgettes, concombres, piments, patates douces, plantes aromatiques, etc. « Pour débuter, j’ai planté des variétés différentes de chaque espèce ; par la suite, je ne conserverai que celles qui seront les plus gouteuses et les plus appréciés par mes clients. »

En ce qui concerne la commercialisation, la maraîchère privilégie la vente directe.  Soit, les clients  peuvent lui communiquer leur mail ; chaque semaine, ils reçoivent une liste de légumes disponibles avec leur prix ; à partir de celle-ci, ils peuvent passer  commande  et venir la chercher au jardin ; soit, ils viennent directement le vendredi (entre 16 et 19h), jour de la vente au jardin où tous les légumes disponibles sont présentés. 

Sandra sera également présente sur le marché de Bessé-sur-Braye, le samedi matin.

Au Potager bio de Sandra : 72340 Ruillé-sur-Loir ; T. 06 72 46 30 24

Vente au jardin tous les vendredis de 16h à 19h.

Mail : aupotagerbiodesandra@gmail.com

Facebook : Au Potager bio de Sandra

                                                                  Sabine Campion

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