Une toile de Fanouche et une oeuvre de Rudolf Stall
Une toile de Fanouche et une oeuvre de Rudolf Stall

Une toile de Fanouche et une oeuvre de Rudolf Stall

Après « Tout Chahaignes en peinture » qui a pris fin au début du mois dernier, place aux « Estivales de la Chahaignote » qui occuperont à leur tour les lieux jusqu’au 27 août.

Cette année, l’invité d’honneur est le sculpteur Rudolf Stall, venu de Prévelle à proximité de Bonnétable, où il a fini par se fixer. Né en 1946 à Duisbourg, port de la Ruhr situé sur le Rhin, il s’est toujours intéressé à l’art ; au cours d’un séjour de deux ans au Japon en 1976-78, il a découvert le travail de la céramique,  le « raku » et les terres « enfumées ». Près de 20 ans plus tard,  en 1995, il se lançait t dans les techniques d’avant-garde de la verrerie, le thermoformage et le « fusing ». Le verre devenait alors son matériau de prédilection.

Ayant participé à de nombreuses expositions collectives ou personnelles, en France et à l’étranger, Rudolf Stall demeure modeste : « Je n’aime pas tellement parler de ma démarche artistique…les pièces sont là et ce qui compte, c’est ce que celui ou celle qui les regarde y voit (ou non) , ce qu’il ou elle met dedans et en tire ses ou mes rêves. »

Dans les deux salles de la Chahaignote, le visiteur pourra s’attarder devant une rétrospective dans laquelle les créations en verre, colorées et transparentes, apportent leur contrepoint aux céramiques d’une tonalité plutôt sombre.

Fanouche, l’artiste peintre qui figurait également au programme jusqu’au 16 juillet, est-elle une légende puisque cette inconnue n’a laissé aucun document sur sa carrière artistique ? Tout ce que l’on sait c’est qu’il s’agirait d’une femme qui a exposé pour la première fois chez le sculpteur voisin Sam Phil, en 2008, lors de « Tout Chahaignes en peinture ». De là à imaginer que Fanouche pourrait être le pseudonyme d’un artiste ayant conquis sa réputation dans un domaine différent !

Quoi qu’il en soit, son œuvre également foisonnante –tout-l’intéresse – se voulait délibérément abstraite (sauf la représentation de quelques arbres), ce qui n’empêchait pas sa forte expressivité : à coup de touches épaisses et larges d’acrylique, elle vous fait ressentir aussi bien  le « Froid en mars » ( symphonie en bleu pâle) que le « 11 Septembre » (en rouge vif) ou encore, dans une perspective voisine,  « Le Bouquet », feu d’artifice où jaillissent les couleurs.

                                                      Xavier Campion

#ToutChahaignesenPeinture Fanouche #RudolphStall

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