L'enduit est enlevé; la litre; la Vierge à l'enfant; l'ange; La Vierge au RosaireL'enduit est enlevé; la litre; la Vierge à l'enfant; l'ange; La Vierge au RosaireL'enduit est enlevé; la litre; la Vierge à l'enfant; l'ange; La Vierge au Rosaire
L'enduit est enlevé; la litre; la Vierge à l'enfant; l'ange; La Vierge au RosaireL'enduit est enlevé; la litre; la Vierge à l'enfant; l'ange; La Vierge au Rosaire

L'enduit est enlevé; la litre; la Vierge à l'enfant; l'ange; La Vierge au Rosaire

C’est à la fin du mois de septembre dernier, peu avant la restitution de l’inventaire général du patrimoine de la commune, qu’a été créée l’association « Les Amis de l’église Saint-Martin de Lhomme ». Dirigée par André Guicheteau, adjoint au maire, celle-ci a pour objet de participer à la restauration des objets d’art de l’église, en particulier des tableaux du XVIIème constituant la partie centrale des trois retables installés dans le chœur et les deux chapelles adjacentes.

Datant probablement du XIIème siècle, l’édifice comptait à l’origine une nef unique et une abside. Par la suite, on y a ajouté un clocher (bâti à la Renaissance et remplacé au début du XXème), deux chapelles latérales formant transept, de part et d’autre du chœur (XVIème), enfin une autre chapelle devenue sacristie et des constructions adventices.

L’église était desservie par un prieur-curé relevant au départ de l’ordre des chanoines de Saint-Augustin et résidant à proximité.

Au XVIème siècle, la famille de Courtoux, originaire, semble-t-il du bas Maine, était entrée en possession de la seigneurie de La Gidonnière et donc de celle de Lhomme ce qui lui conférait certains droits honorifiques à l’église, dont ceux d’apposer leur blason, de sépulture ou de litre ( bande noire pouvant être armoriée faisant le tour de l’édifice).

Il n’est pas étonnant qu’un personnage aussi important que Jacques III de Courtoux (également baron de La Chartre après son père Louis, acquéreur du titre en 1631) ait commandité l’édification de la chapelle de la Sainte Vierge ou du Rosaire pour la confrérie du même nom, achevée après 1646, tandis que la construction de celle faisant pendant au sud, dédiée à saint Joseph était en grande partie financée par le prieur-curé Pierre Béduet (1654).

Conformément aux usages de l’époque, ces deux chapelles, ainsi que le chœur, ont été dotées de retables dont la pièce maîtresse était un tableau. Au nord, le plus intéressant représente l’apparition de la Vierge au Rosaire à saint Dominique et à Catherine de Sienne ; tous deux dominent le registre inférieur occupé par deux cortèges, l’un d’hommes d’église, le pape en tête, l’autre de princes de la terre conduits par les monarques ; à l’arrière-plan, le château de La Gidonnière d’un côté, le village de Lhomme de l’autre.

Ce tableau est classé depuis 1906 alors que celui du chœur n’est qu’inscrit à l’inventaire depuis l’an dernier.Le « Christ à la colonne », lié à l’épisode de la Flagellation, est d’une facture plus simple. La scène, relativement peu courante, surmontée par la statue de saint Martin, n’entretient apparemment aucun rapport direct avec Lhomme, non plus que « L’Adoration des bergers » (ni inscrite, ni classée, qui orne le retable sud).

Les travaux de réhabilitation, concernant à la fois les toiles et leur encadrement, sont donc déjà financé à l’exception d’une somme de 3 500€ destinée à « L’Adoration des bergers » dont la réfection est à la charge de l’association.

Cerise sur le gâteau : le regain d’attention dont a bénéficié l’église a conduit à s’interroger sur la conservation d’une litre funéraire du XVIIème et de peintures couvrant les murs intérieurs du bâtiment (chapelles comprises), sous un enduit blanc. L’abbé Denis, historien de La Chartre et des de Courtoux date cet endui de la fin du XIXème : « les armes (des de Courtoux) étaient aussi peintes dans une litre, que l’on voyait encore il y a peu encore sur les murs intérieurs et extérieurs de la même église » ( « Histoire de La Chartre-sur-le-Loir », 1901)

Des sondages entrepris à la mi-mai ont permis de dégager des parties de peintures, apparemment du XVème, par exemple, à droite, une Vierge à l’Enfant, un ange portant un phylactère ou un saint Nicolas avec, à ses pieds, les enfants dans le saloir ; à gauche l’on a trouvé un oiseau dans un cercle..

Pour achever de recueillir les fonds nécessaires à la première étape, nos « passeurs de patrimoine », ainsi qu’ils se dénomment organisent sur place les 24 et 25 juin de 14h30 à 18h, une exposition de photos d’art et d’histoire relative à l’église Saint-Martin présentée le premier jour par Stéphanie Barioz-Aquilon, en charge de l’inventaire du Pays.

                                                                      Xavier Campion

#Lhomme #égliseSaint-Martin #retables #fresques #Paysd’artetd’histoire #passeurs de patrimoine.

 

Facebook : https://m.facebook.com/pages/Le-Mille-pattes-Campion/1597797927138358?ref=tn_tnmn&__nodl

Twitter: https://twitter.com/LPattes

Et nous contacter via : overblog41@gmail.com

Pour adhérer à l’Association culturelle du Niclos- Le Mille-Pattes :

iframe id="haWidget" src="https://www.helloasso.com/associations/association-culturelle-du-niclos/collectes/adhesion-a-l-association-culturelle-du-niclos-le-mille-pattes/widget" style="width:800px;height:

 

Retour à l'accueil