Lors du vernissage de l'exposition, un petit concert de jazz; Guy de Malherbe et une de ses oeuvresLors du vernissage de l'exposition, un petit concert de jazz; Guy de Malherbe et une de ses oeuvres
Lors du vernissage de l'exposition, un petit concert de jazz; Guy de Malherbe et une de ses oeuvres

Lors du vernissage de l'exposition, un petit concert de jazz; Guy de Malherbe et une de ses oeuvres

C’est douze artistes, peintres et graveurs, que le château de Poncé a accueilli pour quatre mois allant de celui de mai à celui de septembre. Certains d’entre eux étaient déjà présents depuis le mois de janvier à Paris, à la Galerie La Forest Divonne ; leur exposition s’est prolongée à Poncé, enrichie d’œuvres provenant d’autres galeries. Peut-être n’a-t-il pas été si facile de trouver un point commun à tous ces artistes si personnels et si différents les uns des autres. Guy et Marie-Hélène de Malherbe l’ont découvert dans le geste qui a donné son titre à l’exposition. Par ce mouvement du corps qui peut être contrôlé, libre ou même brutal, l’artiste s’exprime et la trace laissée constitue l’œuvre d’art. « Il met en œuvre une idée et rend la peinture vivante. »

Dès l’entrée, le visiteur se trouve face à deux tableaux du seul artiste qui ne soit plus de ce monde ( il a disparu en 1988), Jean Degottex reconnu comme « l’une des figures majeures de l’abstraction lyrique ». Travaillant à l’encre de Chine sur du papier marouflé, il rejoint la calligraphie de l’Extrême-Orient en parvenant à réduire au minimum un geste discipliné et définitif.

Comme d’autres peintres, par exemple Gilles Altieri, Ronan Barrot ou Thibaut de Reimpré, Guy de Malherbe rapporte son geste à la matière. Procédant par touches généreuses, il s’appuie sur la totalité de son corps pour parvenir à imprimer sa vision du « Chaos » ou de la « Falaise ». Puisant dans les ocres jaunes et le noir, il transforme ces matériaux en confusion parfois minérale, et, naturellement en abrupt que viennent modérer les rythmes et les signes alignés sur un fond gris-bleuté.

Thibaut de Reimpré nous livre une œuvre très fouillée, très dense mais qui exclut la recherche du spectaculaire et veut tenir le spectateur à l’écart. « Séduire ne m’intéresse pas ! » aime-t-il à répéter.

Sur la surface de sa toile, travaillant à l’acrylique ou à l’huille, Philippe Bordérieux met en scène tout une série de jardins ( « Hortus ») mêlant dans un style quasi figuratif des tiges et des fleurs démesurées, la couleur des secondes tranchant sur un fond que l’on croirait aquatique. Attaché à la Méditerranée , ce Berrichon nous restitue ses impressions à son « Retour de Naples » : incandescentes, elles illuminent la salle de leur rouge éclatant.

Nous avons retrouvé Alexandre Hollan qui était déjà à Poncé, il y a trois ans. Régulièrement, il part observer ses arbres préférés, des chênes, et revient avec ses schémas cartographiques des « circulations d’énergie » qui parcourent le bois, du tronc au moindre rameau, reproduites au fusain ou à l’acrylique. « Chez Hollan, le geste existe malgré l’hésitation d’une recherche toujours recommencée. »

Exposition « Geste » au château de Poncé jusqu’au 15 septembre ; du 29 avril au 13 juillet les samedis et dimanches ; du 14 juillet au 22 août du jeudi au dimanche ; du 3 au 17 septembre, les samedis et dimanches. Fermeture du 23 août au 2 septembre.

www.chateaudeponce.com

                                                                          Xavier Campion

#châteaudePoncé #GalerieLaForestDivonne #GuydeMalherbe

 

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