Juliette Rahban; Nicolas Manjo; Jacques Maistre;Kazuo YamakiJuliette Rahban; Nicolas Manjo; Jacques Maistre;Kazuo Yamaki
Juliette Rahban; Nicolas Manjo; Jacques Maistre;Kazuo YamakiJuliette Rahban; Nicolas Manjo; Jacques Maistre;Kazuo Yamaki

Juliette Rahban; Nicolas Manjo; Jacques Maistre;Kazuo Yamaki

C’est samedi soir, 20 mai, qu’a eu lieu le vernissage de « Tout Chahaignes en peinture » dont c’était la quinzième édition, la première ayant eu lieu en 2002.

Comme les années précédentes, quatre artistes, d’origine différente, présentent leurs œuvres récentes, trois peintres, Nicolas Manjo, Juliette Rahban, Kazuo Yamaki, et un sculpteur, Jacques Maistre. Si la salle des mariages de la mairie a remplacé la salle communale sous l’église, les autres lieux n’ont pas changé : l’accueil et la salle des fresques de la Chahaignote, l’église Saint-Jean-Baptiste, « chez Miton », les vitrines des boutiques. Enfin, le sculpteur, Sam Phil n’a pas manqué d’ouvrir son atelier, rue de la Forêt ; les amateurs peuvent y découvrir ses créations les plus récentes tandis que deux autres œuvres, monumentales et devenues emblématiques, montent la garde devant la Chahaignote ( « La Vigie Jazz ») et l’église ( « Un Vide à remplir »).

Nicolas Manjo vit et travaille près d’Angoulême. Adepte d’une technique assez particulière faisant alterner les couches d’huile et celles d’acrylique, il a imaginé un monde carcéral original qui remplit les murs de l’accueil. Ses tableaux sont occupés par des sortes de matelots, pieds et bras nus, à la chair blafarde ressortant sur un fond sombre. Hommes et femmes sont obligés de se contorsionner, voire de se disloquer, pour tenir dans l’espace que l’artiste leur a octroyé. « On peut y voir la difficulté pour l’individu de s’extirper de sa condition, de la transcender. » Assez curieusement, très souvent cet univers est relevé par la présence d’objets tels qu’une bouteille ou un violon, ou encore d’un bestiaire réunissant chat, chien ou loup aux dents aigües, poissons, à l’occasion pieuvre, crabe…Parfois même surgit un mystérieux « cœur mangé ».

De Juliette Rahban, l’on sait qu’elle n’est pas seulement peintre mais qu’elle est également, à en croire sa carte, « artiste plasticienne, comédienne et auteure » ; pour le reste, « elle vit et travaille en France », quelque part. Dans la salle des fresques, elle nous fait voir des femmes fripées, à la grosse tête vide, déformées, triturées de toutes les façons imaginables, éviscérées et transformées en garde-manger ou en réfrigérateurs. Son style linéaire peut rappeler celui d’un autre artiste présent l’an dernier, Jean-Marie Salanié. « C’est corporel, figuratif. J’observe et décale, colle, cale, déforme pour re-former, re-formuler. Je crée des disproportions pour ré-ajuster, pour exacerber la saveur, la dire… »

Kazuo Yamaki est un personnage étonnant. Né à Tokio dans les années 50, cet artiste franco-japonais, à la fois peintre abstrait, dessinateur et sculpteur, s’est fixé, il y a une quarantaine d’années, à La Chartre, où –semble-t-il- il se montre remarquablement discret. Son inspiration, il la trouve chez les papillons, les fleurs, les oiseaux, les poissons colorés et éclatants des tropiques. D’où ces toiles chatoyantes comme des semis de pétales ou des bancs de poissons qui éclairent la salle des mariages et l’église comme autant de fenêtres sur un monde auquel la présence de l’homme est devenue insupportable. « La terre n’a pas été achetée ni louée par l’Homme. Elle s’est donnée sans compter. Elle a offert à l’Homme ses merveilles sans caution. »

De souche parisienne, Jacques Maistre, le sculpteur vit et travaille en Normandie, au Tréport. Après avoir assisté son père, décorateur de théâtre, devenu acrobate et trapéziste, il a pris la route avec les grands cirques puis essayé de trouver la tentative de l’envol dans l’acier. « Pour chaque pièce, je cherche le territoire secret de son apesanteur, le désir des volumes pour le vide. » A côté de ses galets de métal incisé, disséminés partout, l’on remarque cette œuvre monumentale faite de carreaux assemblés par des goupilles, donc aussi démontable et transformable.

« Tout Chahaignes en peinture » jusqu’au 5 juin 2017. Entrée libre.

Contacts : T.02 43 46 92 34 ; mail : chahaignes.decouvertes@orange.fr

                                                                   Xavier Campion

#ToutChahaignesenpeinture

 

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