Une conférence sur le thème des jardins

Une conférence sur le thème des jardins

Le Grand Palais proposait le 17 mai une conférence portant sur le thème des jardins. L’orateur, Michael Jakob, professeur d’histoire et de théorie du paysage à Genève a ainsi livré au public les secrets bien cachés de ces merveilles de la nature.

Plusieurs questions sont posées en introduction. Les jardins représentent-ils une modernité ? Ils sont d’abord créés pour instruire l’observateur, le promeneur, le curieux. Ils forment un ensemble sémiologique incluant alors plusieurs paramètres comme le temps, la région ou les plantes cultivées. Le jardin est aussi un objet philosophique.

Michael Jakob nous propose d’étudier les caractéristiques de trois jardins contemporains. Le premier est celui constitué près d’Edimbourg par Ian Hamilton Finlay. Il est poète et décide de transformer dans les années 1960 le jardin qui entoure sa propriété. La particularité du lieu dit « Little Sparta » est qu’il dispose de multiples objets (sculptures, inscriptions…). Très marqué par la Seconde Guerre mondiale, Finlay fera même représenter un sous-marin qui s’intègre finalement bien dans ce milieu. Il y a chez Finlay une idée de discontinuité et de jeux permanents entre les éléments de la nature et les objets.

Le second jardin cité en exemple est celui de Charles Jencks. Philosophe et architecte américain, il modifie également un jardin en Ecosse. Il le nomme « Garden of the cosmic speculation ». Le jardin est constitué de plusieurs monticules superficiels. Lorsque l’on regarde bien les images projetées, on pourrait se croire dans un autre monde, fait de magie et d’onirisme. Jencks est un théorien postmoderniste, ce qui explique aussi son goût pour l’urbanisme.

La dernière œuvre est consacrée à Derek Jarman. Il est avant tout un acteur et un réalisateur anglais. Il se constitue un jardin dans le Kent alors qu’il est atteint du sida et vit ses derniers mois. Pour lui, ce jardin est un lieu thérapeutique. Jarman considère aussi que son cottage est un chef-d’œuvre ; il en fait donc un objet de désir en permanente mutation.

Dans ces trois jardins, on retrouve plusieurs thèmes communs comme la présence du texte à travers les inscriptions présentes sur des objets. La poétique de la citation est également intégrée dans ces œuvres. On observe l’influence de Baudelaire chez Finlay qui n’hésite pas à reprendre des citations du poète. Elles font parties du lieu et se mélangent aux végétaux. Poésie extraordinaire. Cependant, comme tous les artistes, les trois hommes sont aussi dans la provocation. Par exemple, Jarman désire que l’on considère son jardin comme un « jardin du rien ». Tout change selon les saisons mais son œuvre est un espace rempli d’objets de curiosités.

Les jardins sont alors considérés comme des œuvres d’art. Ils sont des lieux d’inspiration et de réflexion.

Ils allient la littérature et la poésie. Les mots et les plantes sont les meilleurs amis du monde.

Les auditeurs sont conquis par ces belles histoires. Une histoire d’art, une histoire de civilisation. Un bel apprentissage !

                                                                           Marion Allard-Latour

#Jardins #MickaëlJakob

 

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