Catherine Bonneau; Patrick Chevalier; André Pierre-Louis
Catherine Bonneau; Patrick Chevalier; André Pierre-LouisCatherine Bonneau; Patrick Chevalier; André Pierre-Louis

Catherine Bonneau; Patrick Chevalier; André Pierre-Louis

C’est la salle de « La Condita » à Naveil qui a été choisie par le Cercle des entreprises du Vendômois, présidé désormais par Magali Royer-Marty, pour accueillir une réunion sur le thème du « développement durable dans les entreprises du Vendômois ». Dans l’assistance, on pouvait voir, outre les chefs d’entreprise, Claire Foucher-Maupetit, conseillère départementale, vice-présidente de la Communauté d’agglomération, représentant Maurice Leroy, de nombreux maire, Christian Hallouin, président de l’Office de tourisme des « Territoires Vendômois », Patrick Chevalier de « Perche Nature ».

Catherine Bonneau, consultante-études marketing, membre du Cercle, a introduit le sujet en commentant les résultats d’une enquête qu’elle a menée auprès d’un groupe témoin de 22 entrepreneurs. Cette enquête a mis en évidence l’émergence d’une changement qui a affecté l’ensemble de la société à la suite de catastrophes écologiques majeures qui ont eu lieu ces 30 dernières années, la dernière en date étant celle de Fukushima en 2011. L’évolution des manières de penser et des comportements est nettement perceptible depuis une vingtaine d’années. Les quadragénaires et les cinquantenaires ont été les premiers touchés ; pour les trentenaires, l’écologie est une évidence.

Cette évolution a restructurée les champs de valeurs et les objectifs en mettant en avant la notion de responsabilité, la prise en compte de l’avenir, l’aptitude à gérer les risques…

En ce qui concerne les entreprises, en phase avec ce changement, quatre dynamiques se sont fait jour :

-la conscience que l’industrie est au cœur du développement durable ;

-la transformation des processus de gestion des risques ;

-la prise en compte des enjeux environnementaux ;

-la sensibilité à l’impulsion donnée par la réglementation.

Ces dynamiques ont été intégrées dans une culture d’entreprise tirant parti du développement durable pour améliorer l’image de celle-ci auprès des tiers (clients…) ainsi que la cohésion interne.
Les points forts sont la gestion des déchets, l’attention portée à la qualité de l’eau, la préservation de la biodiversité, l’inscription des questions de mobilité et de transport parmi les préoccupations, alors que les enjeux climatiques (effet de serre et réchauffement) sont passés sous silence. Comme on peut s’en douter, les entreprises de petite taille ont plus de mal à appréhender ce type de problème, mais sont susceptibles de contribuer au maillage du tissu économique sur ce point.

Il faut ajouter qu’à terme, on devrait constater des retombées économiques perceptibles qu’il est difficile d’évaluer aujourd’hui.

Ces dynamiques rencontrent des obstacles comme leur coût, l’inégalité des moyens, la difficulté de prendre les normes en compte, l’insuffisance de la politique de reconnaissance et d’incitation.

A l’heure actuelle, six questions majeures se posent ; elles ont trait à :

-l’absence d’une réflexion sur les conséquences du réchauffement climatique ;

-l’insuffisance de celle concernant la mobilité et les transports ;

-la sous-estimation du rôle des clients ;

-l’affirmation de l’image de l’entreprise ;

-le développement de la mutualisation ;

-l’évolution de la gouvernance.

Tel qu’il se présente dans le Vendômois, le défi consiste à réussir à capitaliser sur l’intérêt des acteurs du territoire pour un travail en partenariat et à mettre en œuvre un plan d’action partagé pour répondre aux enjeux.

La responsabilité sociétale des entreprises

Pour « Perche Nature », Patrick Chevalier a ensuite présenté la notion de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) en prenant appui sur l’exemple de « Minier Carrières ». Depuis 2015, sept entreprises ont bénéficié d’un accompagnement leur permettant de mettre en œuvre celle-ci, à partir d’une analyse globale prenant en compte les impacts sociaux, environnementaux et économiques. Trois étapes sont prévues : une rencontre avec la direction comportant la signature d’une charte, la visite du site, l’établissement d’un diagnostic et de propositions d’actions ; enfin le suivi est assuré par une réunion au bout d’un an.

Intervenant pour clore la séance, André Pierre-Louis, sous-préfet de Vendôme, a insisté sur l’intérêt pour les entreprises de suivre une voie vertueuse leur permettant de progresser plus rapidement et de se placer « sur des rails » ; il a également souligné à quel point l’aptitude à gérer la question environnementale pouvait contribuer à l’attractivité et donc rentrer dans les avantages de compétitivité du territoire.

                                                                             Xavier Campion

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