Le pélodyte ponctué (photo. Conservatoire des espaces naturels 41) le site de CoutureLe pélodyte ponctué (photo. Conservatoire des espaces naturels 41) le site de Couture
Le pélodyte ponctué (photo. Conservatoire des espaces naturels 41) le site de CoutureLe pélodyte ponctué (photo. Conservatoire des espaces naturels 41) le site de CoutureLe pélodyte ponctué (photo. Conservatoire des espaces naturels 41) le site de Couture

Le pélodyte ponctué (photo. Conservatoire des espaces naturels 41) le site de Couture

Lors de la « Semaine de l’industrie », au lendemain de la conférence consacrée au « Développement durable dans les entreprises du Vendômois », le programme proposait la visite, à Couture, d’ une ancienne carrière exploitée par le groupe Minier, réhabilitée par celui-ci et acquise, il y a deux ans, par le Conservatoire d’espaces naturels du Loir-et-Cher. Cette association, créée en 1987 a pour but de « protéger durablement les milieux naturels remarquables en procédant par acquisition, convention ou location … Les membres de la structure apportent leur connaissance des milieux et des espèces… Son objectif est de préserver et de restaurer la biodiversité, ainsi que de valoriser les sites auprès du public. »

A Couture, le site de la Varenne de Chevelu a une superficie de 19ha ; nous avons pu en parcourir une partie en compagnie de Francis Minier, de Jean Niel de l’association « Perche Nature » et de Dimitri Multeau, chargé de mission patrimoine naturel au Conservatoire.

« En 1992, nous a rappelé Francis Minier, « Perche Nature » avait fait appel à nous pour sauver une des dernières colonies de pélodytes ponctués, de petits amphibiens, autrefois très nombreux dans la région, mais inscrits depuis sur la liste rouge des espèces menacées. Les spécimens avaient été repérés dans une carrière qui fermait à Thoré-la-Rochette et il était urgent de leur procurer un nouvel habitat. Ce fut chose faite en quelques jours à Couture. » Le pélodyte est un petit crapaud à la peau de couleur claire tachetée de vert foncé (d’où son surnom de « crapaud persillé »). Ces animaux ont sans doute apprécié ce transfert car la carrière étant alors en cours d’exploitation, le milieu était perturbé, ce qui leur convient particulièrement. Le pélodyte vit une quinzaine d’années ; les spécialistes savent où il vit et où il se reproduit sur le site, mais ils n’ont pu jusqu’à présent déterminer avec certitude l’endroit où il hiverne.

Si la protection du pélodyte relève naturellement des missions du Conservatoire, le site, réhabilité par les soins de l’entreprise Minier, en collaboration avec les associations de protection de la nature, notamment « Perche Nature » , est d’une richesse exceptionnelle. On y a aménagé plusieurs plans d’eau de dimensions et de profondeurs diverses, une saulaie qui abrite de nombreux insectes, un herbier aquatique propice au développement de différents amphibiens… De l’ancienne carrière, il ne reste rien ; tout l’espace a été revisité pour rendre ses droits à la nature , aux animaux qui la peuplent et aux plantes qui y prospèrent. De nombreuses espèces d’oiseaux (plus d’une centaine) y nichent, y vivent ou y font un passage. A cet égard, en 2015, le Conservatoire , avec le concours de l’entreprise Minier, a construit une île caillouteuse dans le plus grand des plans d’eau pour que les sternes puissent s’y reproduire. En longeant les étangs et les mares et en évitant de faire trop de bruit, on peut observer différentes populations telles que : les canards col vert, les milouins, les hérons, les aigrettes, les pies-grièches écorcheurs (dans les buissons), les foulques, les grèbes huppées, les cygnes, etc… et, dans certains fronts de taille aménagés en bordure des plans d’eau, des hirondelles des rivages.

Plusieurs types d’insectes prolifèrent également ; il est non seulement nécessaire de les préserver dans l’intérêt de la biodiversité mais également parce qu’ils constituent une sorte de « garde-manger » pour d’autres animaux présents sur le site. En 2016, une étude réalisée à la Varenne de Chevelu a permis de découvrir une nouvelle espèce de punaise aquatique.

L’endroit recèle également diverses sortes de reptiles, orvets, couleuvres… mais aucune vipère n’y a été observée.

Des petits mammifères sont également présents : lapins, campagnols… et, comme partout à proximité des plans d’eau, des ragondins qui non seulement fragilisent les berges mais également dévorent et détruisent l’herbier aquatique.

Il y a donc sur ce site, encore en cours d’aménagement pour en faciliter la visite, une biodiversité foisonnante que le Conservatoire d’espaces naturels s’emploie à préserver et à mettre en valeur. Pour le faire connaitre, Il y organise des visites pour les scolaires comme pour les adultes . Ce lieu constitue un bel exemple de la fructueuse collaboration qui peut être développée entre une entreprise qui a, depuis longtemps, placé parmi ses objectifs prioritaires, la remise en état des sites utilisés et la préservation de la nature, et les organismes qui oeuvrent pour la sauvegarde de la biodiversité.

Renseignements : www.conservatoiresites41.com ; T. 02 54 58 94 61

                                                                                Sabine Campion

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