La statue de Saint-Martin dans la collégiale de TrôoLa statue de Saint-Martin dans la collégiale de Trôo

La statue de Saint-Martin dans la collégiale de Trôo

L’exposition du Musée des Beaux-Arts de Tours est consacrée au rayonnement de saint Martin, à Tours même dont il fut évêque, et dans toute la région où des noms de lieux, d’églises, de collégiales, d’abbayes en témoignent.

Né au IVème siècle à Savaria, dans la province romaine de Pannonie (actuelle Hongrie), il est attiré très jeune par cette nouvelle religion qu’est le christianisme. Mais son père, magistrat militaire, exige qu’il intègre l’armée romaine.

C’est alors qu’il est à Amiens, en tant que légionnaire, qu’a lieu la très fameuse scène de la charité : il fait un froid glacial, un mendiant s’approche de lui et Martin découpe sa cape pour lui en donner la doublure -la cape appartient à l’armée, mais la doublure, en tissu ou fourrure, au légionnaire-. Lors de la nuit suivante, le Christ lui apparaît en songe et lui révèle qu’il était lui-même ce mendiant. D’où les très nombreuses représentations de saint  Martin, à cheval, découpant son manteau avec son épée, pour le partager avec le mendiant.

L’étrange position de Martin, dans quasiment toutes les représentations iconographiques ou sculptées, où il apparaît à cheval plutôt contorsionné, serait, selon les spécialistes, une référence à sa conversion. En latin, seule langue  écrite à l’époque, le même terme convertere signifie tourner, se retourner, et, dans le cas de Martin donc, se convertir. Par contre, le visage qui est lui aussi, très souvent représenté sur son casque reste une énigme pour les historiens d’art.

Sa vie est relativement bien connue, il a même fait l’objet d’une hagiographie, chose rarissime à l’époque : son disciple Sulpice Severe a rédigé, du vivant de Martin, la Vita Sancti Martini : sa geste et ses différents miracles –baiser au lépreux, baptême, sacre…). Puis, ce texte latin a été repris et transformé au cours des siècles : dans la Légende Dorée (Jacques de la Voragine, mi XIIIème ), en vers, notamment par Grégoire de Tours, et même, au XVème siècle, en pièces de théâtre.

L’exposition s’ouvre sur le chef-d’œuvre qu’est le groupe en terre cuite polychrome qui se trouve habituellement à la Collégiale St Martin de Trôo. Les œuvres présentées viennent de France, bien sûr, mais aussi d’Italie, d’Allemagne, de Catalogne, où saint Martin s’était aussi rendu.

L’un des éléments particulièrement intéressants de cette exposition sont les parchemins dont les enluminures sont d’une grande beauté et que l’on a que trop rarement l’occasion d’admirer. De plus, il est possible de les « feuilleter » grâce à un dispositif numérique.

Ouverte jusqu’au 7 janvier 2017, cette exposition mérite une ou même plusieurs visites !

                                                                                                                Madeleine Villalta

#MartindeTours #Tours #Exposition

Facebook :          https://m.facebook.com/pages/Le-Mille-pattes-Campion/1597797927138358?ref=tn_tnmn&__nodl

Twitter:       https://twitter.com/LPattes        

Et nous contacter via : overblog41@gmail.com

iframe id="haWidget" src="https://www.helloasso.com/associations/association-culturelle-du-niclos/collectes/adhesion-a-l-association-culturelle-du-niclos-le-mille-pattes/widget" style="width:800px;height:

Retour à l'accueil