La rue du Val du Loir avec la mairie à gauche; l'impasse des Jardins; le château de la GidonnièreLa rue du Val du Loir avec la mairie à gauche; l'impasse des Jardins; le château de la Gidonnière
La rue du Val du Loir avec la mairie à gauche; l'impasse des Jardins; le château de la Gidonnière

La rue du Val du Loir avec la mairie à gauche; l'impasse des Jardins; le château de la Gidonnière

La cure

Le prieuré-cure abritait un religieux chargé de desservir l'église voisine. Ce fut un chanoine d’abord de l’ordre des augustins puis de celui des prémontrés (un ordre dérivé). L’établissement, occupé aujourd’hui par une entreprise horticole, fut vendu à la Révolution. De part et d’autre du portail d’entrée, il comportait des écuries à droite et une grange dîmière à gauche . Dans le prolongement de celle-ci venait un pigeonnier sur plan carré rebâti en 1840. Au centre, la boulangerie a cédé la place à une maison d’habitation. Pour compléter le tour de la cour, un grand logis s’élevait derrière les écuries ; il a été détruit au XIXème. Enfin un grand vivier permettait de fournir le prieuré en poissons. Au XVIIIème, les toitures étaient encore essentiellement constituées de bardeaux bien que les tuiles aient commencé à faire leur apparition (1771).  Le prieuré-cure abritait un religieux chargé de desservir l’église voisine. Ce fut

en deux étapes, la première en 1817, la seconde en 1868 (adjonction de l’étage).   Quant au presbytère, maintenant l’école Louise Michel, édifié sur un plan néo-classique et de construction soignée, en pierre de taille, il l’a été

Les constructions privées

Les plus anciennes bordent la rue principale, celle du Val de Loir, côté ouest. Bien qu’elles aient été transformées au cours des temps, notamment en relation avec l’installation de commerces, un œil averti peut déceler certains détails d’architecture qui témoignent de leur âge. Contrairement à ce qui est le cas dans d’autres villages, il s’agit autant de maisons à étage, telle cette prestimonie (rémunérant la desserte d’une chapelle) donnée par les seigneurs de la Gidonnière, datée de la charnière des XVème et XVIème siècles, vendue à la Révolution et ayant servie d’école, cette autre habitation dotée à l’arrière d’une tour semi-circulaire renfermant un escalier à vis donnant accès aux étages, une demeure du XVIIème devenue boulangerie…

Impasse des Jardins, l’on peut encore trouver une maison basse, un peu délabrée mais « dans son jus ». Elle a conservé son four à pain et, au-dessus le porte, son imposte délardée (dont on a enlevé l’arête vive ) pour laisser entrer d’avantage de lumière.

Au XIXème, les hôtels-restaurants se sont développés, l’un ayant conservé son emplacement (La Renaissance), l’autre ayant été remplacé par le magasin multi-service.

La Gidonnière

Le château étant considéré comme emblématique mais demeurant toujours assez mystérieux, les commentaires de Stéphanie Barioz-Aquilon étaient attendus avec impatience.

Cependant si la chapelle a conservé son plan circulaire, elle a été réaménagée dans un style néo-gothique, tandis que le pigeonnier devenait une habitation. Pour leur part, les communs, importants déjà au XVIIIème, l’étaient à nouveau au XIXème avec un étage de belle allure comportant des chambres desservies par un couloir latéral. Au début du XXème siècle, une porterie était installée à l’entrée est du domaine.  Ce n’est pas un château du XIXème ainsi qu’on le croit souvent. » décoratif faisant alterner la brique et la pierre ainsi qu’au XVIIème «   maquette confectionnée par Louis Angilbaut, le jardinier, le montre éloquemment, l’homogénéité a été préservée par le parti pris  Au pied des coteaux plantés de vignes (les Jasnières) au nord, environnée de jardins et de bois ailleurs, l’habitation seigneuriale était constituée d’un grand corps de logis entouré par une fuie, une chapelle, une basse-cour et des communs. Vers 1860, le château a été agrandi avec l’ajout d’un pavillon et de tourelles, ainsi que modifié par la réfection de la chapelle, du pigeonnier et des communs, le tout étant l’œuvre des du Prat dont l’un des représentants avait épousé la fille de la comtesse de Nonant. Comme la l’emplacement n’a pas varié depuis le XIème siècle, le temps de Gédéon, même s’il y a eu reconstruction au début du XVIIème ».a-t-elle observé,D’abord, « 

Les maisons seigneuriales

Les fiefs paraissent donc avoir été concentrés dans la partie nord de Lhomme, à proximité de « La Butte » (ou de la motte) de Main ; il y demeure quelques ruines qui pourraient provenir d’une maison seigneuriale.

Non loin de Bénéhard, la (Grande) Pommeraie est citée comme fief au XVIIIème ; transformée pour les besoins d’une exploitation agricole, elle montre un logis de grandes dimensions auquel était accolé une tour semi-circulaire dont le mur avait été percé d’un ouverture pour une bouche à feu.

A peu de distance de la route, l’on trouve également la Richardière mentionnée comme fief (« l’ancienne maison seigneuriale de la Richardière ») dont les bâtiments remontent à la fin du XVIIème ou au début du XVIIIème siècle. Toujours près de la D 304, au pied du coteau, l’on tombe sur l’Aillerie, seigneurie référencée au XVIème, reconstruite au XVIIIème ; elle se signale par son pigeonnier carré qui surmonte un four à pain.

Dans un registre voisin, l’on pourrait relever les toponymes de l’Hôpiteau, lieu où l’on pouvait recevoir des malades et de la Chapelle, dénomination suffisamment parlante.
Quant au château de la Poterie, au sud de la Gidonnière, maison de maître réédifiée entre 1836 et 1856, il s’agit encore d’un ancien fief.

Les fermes…

Celles-ci peuvent se trouver mêlées dans des écarts ou des hameaux, les fermes isolées étant souvent d’anciennes métairies seigneuriales comme les Aunais à proximité immédiate de la Gidonnière. De même que dans les communes voisines, la typologie, évoluant avec le temps, a obéi à des formes simples : la maison-étable, la maison-étable-grange et la maison séparée des dépendances agricoles, souvent autour d’une cour ouverte. Les fermes locatives, elles, s’étendaient en longueur.

La ferme de Renne, rebâtie au XIXème sur un site très ancien, comporte une demeure indépendante, à l’instar de la Montjoie, d’une construction magnifique (1871). L’on pourrait encore se pencher sur Borde Beurre, au sud de la Gidonnière, réédifié sur des bases de la fin du XVème et du début du XVIème, Launay, une métairie du XVIIème, la Couannetière au nord (fin XVIIème)…

Lhomme a compté une demi-douzaine de moulins à eau, le plus souvent mus par l’eau, parfois détournée, de la Veuve, l’un pourtant sur le Loir, promis à un bel avenir avec les établissements Rustin.

Il reste enfin à évoquer le patrimoine important lié au travail de la vigne, les maisonnettes, les caves (utilisées aussi comme carrières, habitations…) et l’équipement (pressoirs …) actuellement conservé au musée de la vigne.

Xavier Campion                                                           

#Lhomme #Paysd’artetd’histoire #StéphanieBariozAquilon #patrimoine

 

 

 

 

 

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