La nef côté nord; extérieur de la chapelle côté sud;  le porche; ouverture sud; l'absideLa nef côté nord; extérieur de la chapelle côté sud;  le porche; ouverture sud; l'abside
La nef côté nord; extérieur de la chapelle côté sud;  le porche; ouverture sud; l'absideLa nef côté nord; extérieur de la chapelle côté sud;  le porche; ouverture sud; l'absideLa nef côté nord; extérieur de la chapelle côté sud;  le porche; ouverture sud; l'abside

La nef côté nord; extérieur de la chapelle côté sud; le porche; ouverture sud; l'abside

A la fin du mois dernier, en relation avec la réunion de la semaine précédente ayant trait à la création de l’Association pour la sauvegarde de l’église Saint-Oustrille, a eu lieu une visite des lieux menée par Guy Moyer et André Michel.

Tel qu’il se présente aujourd’hui, l’édifice parait quelque peu à l’étroit, partiellement enserré par quelques constructions postérieures dont l’une prend appui sur l’un des angles près du porche. Si l’on tient à se le représenter au Moyen Age, il devait être entouré d’un cimetière ainsi qu’il était d’usage (1). Comme le presbytère, (re) construit à la Renaissance, reconnaissable à son haut pignon, visible de l’autre côté de la rue des Rochettes, il devait être enclos dans un périmètre défendu par des courtines, renforcées de tours ouvertes à la gorge, reliant le château aux rives du Loir (baile extérieure décrite par Launay et Saint-Venant) ; suivant une hypothèse formulée par André Michel, étayée par le contour d’une porte ancienne donnant accès à la nef côté sud, Saint-Oustrille aurait pu remplir le rôle de chapelle castrale en même temps que celui d’église paroissiale, la forteresse n’étant apparemment dotée que d’un simple oratoire. André Michel a soulevé une autre question : Saint-Oustrille parait dépourvue de clocher ; en l’absence de toute trace de maçonnerie, a-t-il existé une simple flèche en bois aujourd’hui disparue ? Seul un examen attentif  de la charpente pourrait apporter un élément de réponse.

Presque tous ceux qui avaient été pressentis pour la mise sur pied de l’Association pour la sauvegarde de l’église étaient présents. Le groupe a d’abord fait un tour de l’extérieur, en commençant par le sud, jusqu’au portail voûté en berceau brisé qui, par comparaison avec d’autres édifices, comme les premières baies étroites, permet de dater celui-ci du XIIème siècle. A noter que le niveau du porche indique celui du sol primitif avant l’épandage de terre de remblai. Il est possible qu’un caquetoire ait été construit en avant du portail au XVème ou au XVIème siècle.

La nef, à l’origine unique, est orientée de façon classique. Le plan de l’église était d’ailleurs le plus simple qui soit : une nef prolongée sur toute sa largeur par une seule abside semi-circulaire (dimensions intérieures données par Launay : 30 x 6,90 m ; hauteur : 7 m). La pierre employée serait venue d’une carrière proche des Reclusages. Ici et là, les murs portent les traces d’aménagements divers effectués au cours des temps, en particulier après la désaffectation de l’église : baies murées ou ayant perdues leur remplage, portes ouvertes ou trous percés dans la maçonnerie pour le passage d’un tuyau de cheminée, etc…

La toiture en tuiles semble en assez bon état (celle de l’abside a été refaite récemment), sauf à la hauteur des deux chapelles latérales aux pignons aigus rajoutées au XVème. Encore, seul le lattis serait-il à refaire, suivant Guy Moyer, la charpente elle-même ayant « tenu le coup ». Du côté de l’abside se trouve la plus petite de celles-ci. La baie de style gothique, à moitié murée, laisse voir dans sa partie supérieure gauche les restes d’un remplage trilobé. Un escalier extérieur indique la présence d’un étage dépendant du logement réservé par la commune à une personne sans domicile fixe. A l’Orient, près de l’abside, une porte récente doit ouvrir sur le rez-de-chaussée. La chapelle étant actuellement inaccessible, puisqu’un mur la sépare aujourd’hui de la nef et que l’entrée dans l’appartement parait interdite, comme d’ailleurs celle dans la cave en-dessous, il est impossible de connaitre l’état de la première ni si cette cave, de même que celle qui posséderait une descente côté sud, serait en lien avec une crypte. Au fond, l’édifice parait encore mal connu dans ses détails et force est de s’en remettre à Launay dont on ne sait pas jusqu’à quel point il a pu avoir une vue complète du bâtiment.

  1. Bien qu’une bonne partie du terrain ait été exhaussé, on aurait retrouvé plusieurs tombes ou ensemble d’ossements ; lors de la visite, une habitante proche a encore prévenu les membres de la municipalité alors présents d’un petit effondrement récent dans son jardin : une autre tombe ?

                                                                           (à suivre)

                                                                                               Xavier Campion

 

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