Le plafond de l'abside et sur l'image suivante celui de la nefLe plafond de l'abside et sur l'image suivante celui de la nef

Le plafond de l'abside et sur l'image suivante celui de la nef

Dans son état actuel, l’église est cloisonnée en trois parties séparées : l’abside, le faux transept qui correspond aux deux chapelles et la partie occidentale de la nef (vers le portail). A l’exception d’un morceau de remplage mentionné plus haut et d’une plaque d’ardoise encastrée dans un pilier, il ne subsiste aucun élément décoratif.

Une porte latérale permet aujourd’hui de pénétrer dans l’abside. Le sol primitif est revêtu d’un carrelage d’aspect ancien, dissimulé en partie sous une chape de béton. La réfection de la toiture étant relativement récente, il suffirait de niveler le sol, d’assurer un minimum de chauffage et de procéder à un bon nettoyage pour permettre de transformer le lieu en salle de réunion ou d’exposition.

Un appartement assez récent occupe la partie supérieure de la nef à son extrémité occidentale, desservi par un escalier plutôt délabré qu’il conviendrait de refaire. Dans un recoin, l’on peut découvrir des faux joints représentés en rouge sur un reste d’enduit, ce qui plaiderait en faveur de la présence passée de peintures murales disparues avec leur support, peut-être du fait d’une trop grande humidité (attribuée souvent au fait que les protestants qui s’étaient emparés de l’église en 1576 avaient fortifié celle-ci en doublant les murs d’une levée de terre). En revanche, il est possible de voir les entraits qui traversent l’appartement apparemment en bon état de conservation . Ce logement pourrait-il offrir une résidence à un artiste, comme envisagé ? Quelle que soit son affectation ultérieure, le rez-de-chaussée mérite à tout le moins un sérieux nettoyage.

La partie centrale, le faux transept, apparait plus large du fait de la construction des deux chapelles du XVème séparées de la nef par des arcades en ogive, même si celle du sud a été obturée pour permettre l’aménagement du logis SDF. L’abside est isolée par un arc, aujourd’hui complètement aveugle, le mur qui le surmonte datant de la remise en état de l’église au milieu du XVIIème siècle sous l’impulsion de Marie Dubois, valet de chambre de Louis XIII et de Louis XIV, surtout connu à Couture, mais aussi paroissien de Saint-Oustrille. Les évènements sont rappelés par une inscription sur une plaque d’ardoise encastrée dans le pilier réunissant les deux arceaux de la chapelle du nord (Saint-Jacques). Cette partie a servi de fenil comme l’atteste la construction d’une charpente supportant un plancher en bois. Les baies privées de leurs remplages, sont fermées par des plaques de PVC translucide. En dehors du nettoyage, au moins une partie du lambris serait à reprendre avant que l’on puisse songer à l’installation possible d’une grande salle d’exposition.

Ainsi que l’a souligné André Michel, il n’est pas question de restituer le bâtiment tel qu’il a existé à une époque ou à une autre avant la Révolution. Sauvegarder ce patrimoine, le mettre en valeur et lui assurer une destination plus en rapport avec sa vocation parait amplement suffisant.

L’église Saint-Oustrille sera ouvert à la visite pour les Journées du Patrimoine, les 17 et 18 septembre, de 10 à 12h30 et 14 à 18h. Entrée gratuite. T. 06 83 67 58 41.

                                                                                               Xavier Campion

#Montoire #égliseSaintOustrille #Patrimoine #JournéesduPatrimoine

Facebook :          https://m.facebook.com/pages/Le-Mille-pattes-Campion/1597797927138358?ref=tn_tnmn&__nodl

Twitter:       https://twitter.com/LPattes        

Et nous contacter via : overblog41@gmail.com

 

Pour faire un  don au Mille-pattes : www.helloasso.com/associations/association-culturelle-du-niclos/collectes/le-mille-pattes-pour-tous

Retour à l'accueil