L'église Saint-Quentin à Sougé dans le Loir-et-Cher

L'église Saint-Quentin à Sougé dans le Loir-et-Cher

Le Festival des Journées Musicales entre Loir et Loire, c’est pour bientôt. Année après année, l’association « Loirenfestival » qui arrive à sa sixième édition, continue à remplir sa mission : favoriser dans l’espace compris entre son affluent et le fleuve, l’organisation de concerts et de manifestations culturelles ouverts et accessibles à tous. Ni Guy de Brantes et son équipe, ni les deux directeurs artistiques du Festival, Déborah Nemtanu et Guillaume Paoletti, ne ménagent leurs efforts en vue de ce résultat : l’alliance de la qualité et de la vulgarisation (au meilleur sens du terme !).

Chaque concert a sa propre personnalité en liaison avec le site retenu, cette année dans la Sarthe et dans le Loir-et-Cher.

Ainsi l’église Saint-Hilaire d’Authon accueillera, le 17 août, pour la première fois, le concert inaugural réservé aux célèbres chants polyphoniques corses interprétés par l’ensemble « A Filetta », l’un des groupes phares de l’Ile. Si la sauvegarde du patrimoine est demeurée son objectif principal depuis trente ans, la formation sait également faire preuve  d’ouverture et d’imagination. Sur les 21 œuvres d’un répertoire à la fois religieux et traditionnel, 11 sont des créations, quatre viennent de la Géorgie caucasienne et l’un est inédit, bien que fort connu : « Adeste fideles » ( « Peuple fidèle ») ; ce chant du temps de Noël est attribué au musicien catholique anglais John Francis Wade (1711-1786). « Comme l’accueil réservé naguère à Richard Galiano, à son accordéon et aux rythmes argentins, ce concert où s’équilibrent le sacré et le profane, illustre l’esprit du Festival », a souligné Guy de Brantes.

Le lendemain, 18 août, à l’église Saint-Quentin de Sougé, le deuxième concert sera donné en l’honneur des virtuoses allemands : Jean-Sébastien Bach, Ludwig van Beethoven (né à Bonn) ; quant à César Franck, sa ville natale, Liège, est proche de la frontière allemande et il a fortement contribué à la redécouverte de Bach au XIXème. Martin Helmchen au piano, Déborah Nemtanu au violon et Marie-Elisabeth Hecker au violoncelle, interpréteront une sonate (violoncelle et piano) ainsi qu’une Partita de Bach, une autre sonate de César Franck (violoncelle et piano), enfin, le « Trio des Esprits » de Beethoven.  Deux points à noter : c’est la première fois que le Festival se produit à Sougé dont l’église a séduit les deux directeurs artistiques ; Deborah Nemtanu a beaucoup insisté pour obtenir la participation de Martin Helmchen et Marie-Elisabeth Hecker, deux artistes originaires d’Allemagne , mari et femme à la ville.

C’est une autre découverte qui attend les festivaliers le 19 août aux Moulins de Paillard (Poncé), celle des sœurs Lidija et Sanja Bizjak, d’origine serbe. Le titre du concert, « 2 sœurs 4 mains, 2 pianos » est éloquent mais ne précise pas qu’il a fallu trouver un second Steinway afin que les deux sœurs puissent vraiment jouer à l’unisson, bien que – comme on s’en rendra compte – elles soient fort capables de partager le même instrument. Le programme est donc conçu autour de leur talent : deux sonates pour deux pianos, de Mozart et Ravel, et une fantaisie de Schubert pour piano à quatre mains. L’éclectisme et la modernité seront présents grâce aux Danses symphoniques de l’inoubliable « West Side Story » de Léonard Bernstein, l’  « homme-orchestre » - pour ainsi dire – de la musique américaine du XXè siècle.

L’autre église Saint-Hilaire, à Villiers-sur-Loir, servira de cadre, le 20 août au règne de « Sa Majesté le Basson », ce curieux instrument à vent apparu à la fin du XVIè, formé de deux « branches » et à anche double,qui constitue la basse de la famille des « bois ». C’est autour de lui que se rassembleront les compositeurs les plus divers, souvent plutôt connus pour leurs opéras : Vivaldi, décidément incontournable, le premier à avoir écrit des concertos pour lui, dont on jouera « La Nuit », suivie d’un « Nocturne » extrait d’un quatuor d’Alexandre Borodine ; la lumière réapparaitra avec Carl Maria von Weber et son flamboyant « Andante et Rondo hongrois » ; celui-ci était le cousin germain de Constance, la femme de Mozart, dont on écoutera un Divertimento plein de grâce. La séance s’achèvera sur une sonate pour violon, violoncelle et contrebasse et un concerto pour basson de Gioacchino Rossini . Le XXè siècle sera représenté par une Partita de Gordon Jacob, ce compositeur britannique auteur d’une musique jouée à l’occasion du couronnement de la reine Elisabeth II.

Retour aux Moulins de Paillard, le 21 août, pour le dernier concert justement nommé « Le Festival des Animaux », ceux-ci étant de tous les temps. Entre « La Truite » de Schubert et « Le Carnaval des Animaux » de Camille Saint-Saëns, la faune des âges révolus reviendra dans « Jurassic Trip », une création de Guillaume Connesson dans laquelle l’orchestre accompagnera un texte d’Ivan A.Alexandre. Une succession de tableaux évoqueront un cadre marécageux et luxuriant, la chasse du plésiosaure, grand reptile marin, l’attaque des raptors carnivores, le vol des ptérodactyles, le déjeuner du gigantesque mais débonnaire brontosaure, enfin le combat des tyrannosaures. Convaincus que ce concert devrait séduire les enfants, certains participants à une réunion préparatoire ont suggéré de réserver quelques places à ceux-ci, auparavant invités à « Jurassic goûter » aux Moulins.

                                                             Xavier Campion

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