Jack Kerouac, l'emblématique auteur de "On the road" (Sur le route) 1957

Jack Kerouac, l'emblématique auteur de "On the road" (Sur le route) 1957

Le centre Pompidou dédie une exposition à la « Beat Generation ». Une façon de (re)découvrir la folle destinée des plus grands artistes américains de cette période de l’après-guerre. De Jack Kerouac à Allen Ginsberg en passant par Robert Franck, nous plongeons dans l’Amérique moderne et survoltée de ce temps où tout était permis. À travers de nombreux clichés, les visiteurs se plongent dans cette atmosphère des salons enfumés et des discussions animées.

La « Beat Generation » a également eu une grande influence sur de jeunes artistes comme Bob Dylan. Elle a façonné toute une époque  par son ouverture sur le monde.

Florilèges de ces années d’insouciance et de liberté

Des artistes à la recherche d’une nouvelle ère

Les protagonistes qui ont été les novateurs de cette génération sont à la fois écrivains, photographes, cinéastes, poètes. Ils ont su mettre en avant les nouveaux outils de communication comme la machine à écrire, les magnétophones ou autres électrophones pour faire passer des messages (poétique, politique, pacifique). Au début de l’exposition, grâce à des téléphones, nous pouvons écouter des poèmes de différents écrivains de cette époque comme Burroughs.

L’art passe aussi par la photo ; celle-ci est très importante pour appréhender le mode de vie de Kerouac, Ginsberg, Rivers, Darrah et de tous leurs compagnons de route. Grâce à ces témoignages visuels, Allen Ginsberg (le plus emblématique photographe de ce mouvement) immortalise ses amis à l’aide d’un appareil Kodak. On peut ainsi voir Jack Kerouac posant devant son objectif avec un grand naturel. D’autres clichés sont impressionnants comme ceux pris par Robert Franck à New-York depuis un bus.

Kerouac l’auteur du célèbre « On the road » (1957) révèle également son talent de peintre. Les portraits qu’il réalise, sont abstraits et colorés ; « Woman », « The Spiral Drawing Tablet »…

Les collages sont aussi très présents dans la production des artistes de la « Beat Generation ». Julian Beck est le plus doué de « l’équipe » dans ce domaine avec ses oeuvres « Lighthouse at Alexandria » et « Eleanor of Aquitaine » (1956).

L’influence du jazz est également essentielle pour eux. Ils fréquentent les différents clubs de New-York comme le « Five Spot » où sont présents tous les big-bands de cette fastueuse période.

Un mouvement artistique contestataire

La « Beat Generation » représente « l’anti-establishment ». Ils militent pour la paix et symbolisent la génération qui voit apparaître le nucléaire. Ils manifestent aussi contre la guerre du Viêt Nam. Leurs œuvres sont très politiques. Un petit film intitulé « Subterranean Homesick Blues » (1967) en est la preuve. Dans ce clip, le jeune Bob Dylan brandit plusieurs pancartes dénonçant les actions des gouvernements. Sur d’autres affiches il prône une société plus juste et plus égalitaire à travers des mots comme « kid », « new friend » ou encore « new fool ».

Charles Brittin, autre photographe phare de ces années de contestation politique et sociale, consacre une série dédiée aux différents mouvements des droits civiques.

La « Beat Generation » a su s’implanter aux Etat-Unis mais aussi en Europe, particulièrement à Paris où leur influence a permis à toute une génération de se sentir plus libre et insoumise. Toutes ces formes d’art ont été utiles pour comprendre une époque, un monde et remettre en cause des systèmes politiques qui ne correspondaient pas à cette génération marquée par les guerres et les conflits ; elle qui ne rêvait que de paix et de poésie.

Informations pratiques : « Beat Generation » au Centre Pompidou jusqu’au 3 octobre 2016.

                                                                      Marion Allard-Latour.

 

#BeatGeneration #CentrePompidou

 

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