Théo et sa petite fille, Ola Iki,
Théo et sa petite fille, Ola Iki, Théo et sa petite fille, Ola Iki,

Théo et sa petite fille, Ola Iki,

Nous avions eu le plaisir d’entendre Théo Tanaapupa, le responsable du groupe, lors de la conférence qu’il a donné à la Médiathèque, sur les tatouages polynésiens ; nous l’avions retrouvé, samedi, avec son groupe donnant un concert à l’église Saint-Laurent, et nous avons pu enfin dimanche, nous entretenir quelques instants avec lui. Théo est originaire des Iles Marquises qui font partie de la Polynésie française. Il est arrivé à Tahiti à l’âge de 15 ans où il a appris la danse avec un professionnel. Il est parti ensuite en métropole où il a travaillé dans un cabaret situé sur les Champs-Elysées à Paris avant de créer sa propre compagnie, il y a 34 ans.

« Mon grand-père était l’un des derniers Marquisiens authentiques; il s’est éteint à l’âge de 111 ans et je me souviens que de nombreux ethnologues venaient le consulter pour mieux connaitre la culture de notre population. Celle-ci s’est métissée avec des Espagnols, des Bretons, des gens arrivés d’Asie du sud. La population d’origine aurait d’ailleurs, dit-on, été constituée par des pêcheurs de cette région qui, ayant perdu leur route, se seraient installés dans le « triangle polynésien ».Théo  est un fervent défenseur de la culture autochtone dont les tatouages constituent l’expression. Ceux-ci retracent le parcours de chaque individu et indiquent le clan dont il est issu « autrefois, le tatouage était réalisé avec des morceaux d’os et l’encre utilisée provenait d’une plante locale ; c’était très douloureux» Les tatouages ont été interdits durant une longue période par les missionnaires tout comme certaines danses à connotation sexuelle, selon eux. Aujourd’hui, tout le monde (hommes et femmes) se fait tatouer et les dessins des Iles Marquises sont parmi les plus répandus. Chaque île a un dieu (Tiki) qui est représenté ; on se fait également tatouer des animaux comme la tortue, symbole de protection et de sagesse, ou encore l’oiseau qui signifie le voyage. Les tatouages, dans la culture polynésienne, remplaçaient les vêtements. Les tatoueurs se transmettent leur savoir de génération en génération.

« Nous avons un rapport différent du vôtre avec notre environnement, et notre vision de la vie   n’est pas la même qu’en Occident, a poursuivi Théo. Vivre avec la nature, c’est comprendre et respecter son fonctionnement. Même les scientifiques le reconnaissent. Chez nous, les sorciers jouent un rôle important ; ils ont pour mission de protéger la population avec laquelle ils vivent et de lui indiquer les actions à entreprendre pour sa sauvegarde. »

Théo s’est dit surpris que les métropolitains connaissent aussi peu de choses sur Tahiti qui est pourtant un territoire français depuis deux siècles.

                                                                          Sabine Campion

 

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