Le directeur de l'Ensemble "Prin" et la responsable du choeur en duo

Le directeur de l'Ensemble "Prin" et la responsable du choeur en duo

Samedi après-midi, les amateurs étaient nombreux à se diriger vers l’église Saint-Laurent qui devait accueillir sous ses voûtes un trio un peu insolite mais œcuménique : l’Argentine pour les Amériques, Tahiti pour l’Océanie et la Bulgarie pour l’Europe.

L’Argentine était représentée par les jeunes musiciens de l’Ecole de danse de San Salvador de Jujuy, ville située entre les Andes et la région de steppes du Gran Chaco, non loin à la fois de la Bolivie et du Chili. Trois musiciens dont l’un également chanteur, et une musicienne jouant de la flûte de Pan, tous sobrement vêtus de noir, ont alterné mélodies graves, voire mélancoliques et airs entrainants, frôlant parfois la frénésie. De temps à autre, l’intervention de la flûte de Pan venait rappeler la proximité des Andes.

La présence de Tahiti aurait pu surprendre étant donnée la place quelque peu sulfureuse occupée par les habitants (tes) des îles du sud dans l’imaginaire occidental. Sous la direction de Théo, le « Show Tahiti Nui » avait su s’adapter, comme les Polynésiens avaient été contraints de le faire depuis le milieu du XIXème : tous étaient habillés et les danseuses portaient la robe stricte des missionnaires, montant haut et descendant bas, simplement agrémentée d’un col de dentelle. Rythmés par le tambour, la guitare ou les mains, se sont succédés chants français et polynésiens, cantiques et mélodies traditionnelles tandis que les danseuses ondulaient doucement ; l’une des chansons était dédiée aux victimes des récents attentats. A la fin, toute l’assistance s’est retrouvée à son tour, à battre des mains, pour accompagner les femmes, venues sur le devant de la scène, effectuer une danse tout en gestes.

Pour la Bulgarie étaient venu le célèbre ensemble « Prin », Quatorze chanteuses en robe blanche, tablier rouge et veste bleue, également brodés, se sont alignées comme l’aurait fait une assemblée au bord de quelque lavoir. C’était pour entonner, a cappella ou avec accompagnement de l’orchestre, des chants envoûtants tirant leur richesse de leurs dissonances, remarquablement exécutés grâce au concours –pourrait-on dire- d’une véritable complicité soulignée par des cris et des gestes. Parfois l’on avait l’impression d’écouter un récitatif venant d’un groupe de commères ; d’autre fois la musique faisait entendre ses accents orientaux ; parfois aussi un chanteur entrainait les auditeurs dans un solo chaleureux. A la fin, le « bis » a réuni le directeur de l’ensemble et la responsable du chœur dans un duo soutenu par l’orchestre au complet.

« C’’est ce qu’on appelle avoir de la voix ! » a commencé le président, Philippe Proust.

                                                                                Xavier Campion

 

#FestivaldeMontoire #VoixBulges

 

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