Christianna Stotijn et Andreas Beinhauer
Christianna Stotijn et Andreas Beinhauer

Christianna Stotijn et Andreas Beinhauer

S’il faut rendre hommage aux instruments qui l’accompagnent, il ne faut pas oublier que c’est à partir de la voix humaine qu’Udo Reinemann a fondé les « Heures Romantiques ». Deux chanteurs seront donc mis à l’honneur dans le prochain festival, à la fin de ce mois.

Pour Christianna Stotijn, il s’agira d’un retour très attendu des amateurs. Née à Delft (Pays-Bas), ville célèbre pour sa faïence (qui ne connait  « le bleu de Delft » ?) et patrie de Vermeer qui l’a célébrée dans un paysage ( « Vue de Delft »), elle a d’abord étudié le violon avec succès au Conservatoire d’Amsterdam (diplôme de soliste en 2000 ) avant de se tourner vers le chant avec Udo Reinemann, de prendre part à de nombreuses « master class » et de moissonner les lauriers dans de multiples concours, ce qui l’a définitivement lancée et lui a valu d’être invitée par de nombreux festivals, dont celui des « Heures Romantiques » !

Contralto, elle a interprété de nombreux oratorios baroques (Jean-Sébastien Bach et Pergolèse), romantiques ou contemporains (Rossini, Duruflé), mais aussi de nombreuses mélodies ( Mahler). Son répertoire inclut également des œuvres de Haendel, Liszt, Tchaïkovski ou Rachmaninov ; on le voit donc, son étendue, qui couvre trois siècles, est considérable. Nul doute que sa voix illuminera les pièces, trop souvent écoutées d’une oreille négligente, de Robert Schumann et Gabriel Fauré qui a fourni son titre au premier « Concert Prestige » : « La Bonne Chanson » (Château-Renault, 23 juillet).

A l’occasion du concert suivant, « Printemps d’Amour » (Lavardin, 26 juillet), Christianna Stotijn sera rejointe par Andreas Beinhauer, ce qui est bien naturel dans la mesure où l’amour s’exprime mieux à deux ! Ce jeune baryton, également remarqué par Udo Reinemann, est à découvrir. Originaire de l’Allemagne du sud, il a commencé ses études à l’Université de Musique de Karlsruhe en 2008. Son itinéraire a été ensuite jalonné par les étapes classiques qui lui ont permis de confirmer son talent, « master class », prix… dans une carrière partagée entre l’opéra et le chant de concert. Pour le premier, après des productions universitaires autour de Mozart et Wagner, il a interprété Massenet ( « Werther ») aussi bien qu’à nouveau Wagner ( « Les Maîtres chanteurs de Nuremberg ») en 2015/2016 avant d’apparaitre dans « La Dame de pique » de Tchaïkovski , « Rinaldo » de Haendel et « Les Noces de Figaro » de Mozart.

D’autre part, le chant de concert se présente comme un point focal du parcours d’Andreas. Ses récitals l’ont mené d’Allemagne en France en passant par la Suisse, et d’Egypte en Afrique du Sud. La liste des œuvres chantées comprend des morceaux de Schütz (Renaissance et baroque), Brahms et Mendelssohn (romantisme) et même de compositeurs modernes.

Le second concert des « Heures Romantiques » réunira  le trio Robert Schumann, Clara, son épouse, souvent méconnue car réduite à sa qualité de pianiste virtuose, et Johannes Brahms dont le couple protégea les débuts, et ami fidèle.

C’est le même Brahms qui sera à l’honneur avec « La belle Maguelonne » dans le concert-lecture donné à Couture, au manoir de la Possonnière, le 28 juillet. Il s’agit d’un cycle de lieder reprenant des poèmes de l’écrivain romantique allemand, Ludwig Tieck, une sorte de roman de chevalerie en quinze ballades. Andreas Beinhauer, toujours baryton, mêlera sa voix à celle de Doriane Astor, récitant, l’accompagnement au piano étant dû à Markus Hadulla.

Contact : www.academiedesheuresromantiques.fr

Courriel : billeterie@heuresromantiques.org

                                                            Xavier Campion

 

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