Mathilde Magnan, ingénieur stagiaire à la Chambre d'agriculture du 45

Mathilde Magnan, ingénieur stagiaire à la Chambre d'agriculture du 45

 

Le clou de la manifestation a été la démonstration des possibilités d’un drone, ce petit avion télécommandé, sans pilote, utilisé pour des missions de surveillance des exploitations. Mû par une hélice bipale propulsive actionnée par une batterie, ce petit appareil noir, plat, aux lignes furtives, les dérives étant installées en bout d’aile,  ne pèse que 700 g mais vaut quand même 27 000€. Disposant d’une autonomie de 40 minutes, il peut couvrir trois ha à la minute, en évoluant à une hauteur comprise entre 50 et 150 m. A un certain moment, nous l’avons vu survoler la CUMA, puis disparaitre vers le nord au-dessus des champs. Acquis par la Chambre d’agriculture du Loiret, il est arrivé en voiture, démonté, avec ses accessoires, dans une mallette convoyée par Mathilde Magnan, ingénieur en stage à la Chambre et Gilles Papet, technicien en expérimentation, le télé-pilote habituel.

Ce qui fait la valeur du drone, c’est la présence de deux capteurs « multispec » embarqués, conçus en collaboration par l’INRA et la société « Airinov ». « Ces capteurs –nous ont expliqué nos guides- prennent des photographies haute résolution du couvert végétal fourni par le blé ou le colza, dans le spectre visible et dans l’infrarouge, afin de connaître l’état de son développement. Pour cela, il  faut mesurer la « réflectance » des cultures, c’est-à-dire l’énergie qu’elles renvoient. Les valeurs obtenues sont analysées dans un laboratoire « Airinov » et converties en données agronomiques, biomasse et taux de chlorophylle, permettant d’adapter les apports d’engrais azoté aux besoins réels ; ceux-ci pourront être dosés de façon plus juste et mieux répartis. L’utilisateur devrait réaliser une économie sur le prix du traitement tout en respectant des normes qui ont tendance à devenir de plus en plus sévères, ce qui est à mettre en balance avec le coût de l’appareil. D’autres emplois sont en cours de développement : la localisation des plantes adventices indésirables et la cartographie des dégâts causés par le gibier. »

Le drone n’en est qu’à ses débuts mais ses qualités de précision et de rapidité sont reconnues. Avec la multiplication prévisible des applications, il est clair que ce petit appareil, promu au rang d’outil indispensable, devait avoir un bel avenir devant lui !

                                                               Xavier Campion

 

#CUMA delaValléeduLoir #Agriculture #Drone(applications) #Airinov #INRA #Chambred’AgricultureduLoiret 

 

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