Sculpture de Lionel Tanda et toiles de Camille Couturier. Toiles de jean-Marie Salanié et Sarah Patroni
Sculpture de Lionel Tanda et toiles de Camille Couturier. Toiles de jean-Marie Salanié et Sarah PatroniSculpture de Lionel Tanda et toiles de Camille Couturier. Toiles de jean-Marie Salanié et Sarah Patroni

Sculpture de Lionel Tanda et toiles de Camille Couturier. Toiles de jean-Marie Salanié et Sarah Patroni

 

« Tout Chahaignes en peinture » présente sa quatorzième édition, un sculpteur et trois peintres. Comme d’habitude, le sculpteur sur bois, Sam Phil, participe à cette manifestation en ouvrant son atelier ; son œuvre, devenue emblématique,  « la Vigie », se dresse d’ailleurs à l’entrée de la Chahaignote. En réalité « Tout Chahaignes » compte donc deux sculpteurs.

L’autre est présent dans tous les espaces puisqu’on le retrouve à l’accueil de la Chahaignote, devant la salle des fresques et à l’intérieur, dans la salle communale et même devant la mairie.

Lionel Tanda vit et travaille en Touraine où il façonne le métal, l’acier fondu, plagé, étiré dont la noirceur est soulignée par un peu de laiton brillant. A l’aise dans les formes monumentales comme cet étrange tricycle ou ce monstre à long cou, l’artiste l’est tout autant dans ses créations minuscules, évoquant souvent des insectes graciles. Son ambition ? « Ce qui m’importe, c’est que ces pièces libèrent et suggèrent l’imaginaire personnel et les émotions chez les autres. »

Camille Couturier, venue de l’Orne, remplit les murs de l’accueil. Ce qui frappe chez ce peintre, c’est l’économie de moyens, presque le dénuement. « J’utilise très peu de choses : du papier, de l’encre de Chine, de l’eau, des chiffons, des éponges. » Sans doute, pourrait-on ajouter à cette liste une quantité infime de matière. Le résultat est surprenant : des tableaux dans lesquels la prédominance du noir et du gris ne suggère pas l’enfermement mais l’évasion dans un espace indéfini partagé entre un ciel immense et une étendue souvent aquatique, celle de la mer étale, d’un chenal, d’un marais… Le mieux est d’écouter l’artiste « j’aime le silence de l’espace. Entre les êtres, les choses. La lumière. Un vol d’oiseau. Un visage qui se cache. »

Jean-Marie Salanié s’est fixé dans les Landes. Son dessin et sa peinture semblent obéir aux lois de la création automatique ; exposés dans la salle des fresques et dans l’église, ils font voir des monstres hideux, sortes de poux démesurément grossis, ou des intérieurs de corps torturés, « cadavres exquis », non ludiques, aux entrailles béantes. Leur vue pourrait paraitre insoutenable n’était la pénombre qui règne dans l’église.

Sarah Patroni, d’origine italienne est installée dans l’Hérault. Elle a apporté dans la salle communale son exubérance et la vivacité de ses couleurs. Son domaine de prédilection est la dérision qui fait appel souvent à la mise en scène de divinités ou de mythes présentés de façon exotique. Tous les détails comptent et l’on n’en finit pas de les rechercher puisqu’ils apportent leur contribution au sens de l’œuvre : ainsi, cette cigarette à la commissure des lèvres d’un dieu maya ou aztèque. Le recours à des matériaux recyclés vient à l’appui de cette volonté de parodie et de satire qui invite le spectateur à porter sur toutes choses un regard différent.

« Tout Chahaignes en peinture », jusqu’au 16 mai ; les mercredis, jeudis et vendredis de 15h à 18h30 ; les samedis, dimanches et fêtes de 10h30 à 12h30 et de 15h à 18h30.

Site : www.chahaignes-decouverte.fr

                                                                       Xavier Campion

 

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