Reconstitution historique au château de Chalay en 2014
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Reconstitution historique au château de Chalay en 2014

 

Avec un peu de retard, aisément compréhensible en raison de la richesse du sujet et de la façon exhaustive dont il a été traité, la dernière livraison (2016) du Bulletin de la Société archéologique du Vendômois a publié les actes du colloque consacré, il y a deux ans (Montoire, 13-14 juin 2014), à Armand-Samuel de Marescot, premier inspecteur général du Génie choisi par Bonaparte. On peut regretter l’absence des contributions de Michel Roucaud ( « Le corps du Génie et les renseignements militaires ») et de Martin Barros ( « La fortification au temps de Marescot »), tous deux du Service historique de la Défense, qui auraient apporter un éclairage bienvenu. Il est vrai qu’en ce qui concerne le second sujet, l’on peut se souvenir de la conférence donnée en 2009 par Jean-François Pernot, maître de Conférences honoraire au Collège de France, dans l’Orangerie du château de Chalay (propriété du général à Saint-Quentin-les-Trôo) sur « Les fortifications au temps de Marescot », qui avait fait le point sur le cadre géographique et intellectuel de la carrière de celui-ci et rappelé l’importance méconnue des premières dans la conduite de la guerre napoléonienne (1) . En tout cas, avec ce Bulletin, complété par l’album de l’exposition organisée en même temps à Chalais (riche iconographie), nous disposons désormais d’une documentation en rapport avec l’importance de l’homme.

Incidemment, il n’est pas inintéressant de noter qu’à plusieurs reprises, Marescot sut s’inspirer du « style indirect » (verrouillage de la rade de Toulon, passage par le Grand Saint-Bernard, contournement du fort de Bard).

On peut espérer qu’un jour proche, nos historiens se pencheront également sur un autre officier du Génie (la région en est riche à l’époque ; le prestige des armes savantes au siècle des Lumières ?), fixé à Montoire même, Hubert Rohault de Fleury que Marescot a sans doute croisé entre 1794 et 1808, dont la carrière s’est brillamment poursuivie jusqu’à la monarchie de Juillet ( fortification de Lyon) ; ce n’est qu’en 1866 qu’il s’éteignit dans sa propriété de Fargot, achetée en 1809 à Bernard-François de Marescot, second frère d’Armand Samuel ! Comme Montalembert, Marescot et Haxo, Fleury fait partie de ceux qui ont assuré la transition entre Vauban et Séré de Rivière, deux siècle plus tard..

Assez ironiquement pour qui connait les conséquences de la capitulation de Baylen sur la carrière du « Vauban de la Grande Armée », le Bulletin s’achève par une contribution sur Sainte-Hélène.

Si nous avons évoqué un peu longuement la figure de Marescot, ce n’est pas pour écarter les autres articles, en particulier ceux qui concernent les « Rencontres Papetières en Vendômois », qui ont laissé leur place à Bessé, Poncé et Elie Savatier

  1. Voir « Au Fil du Niclos », n° 12 et  n°  13 (juin et juillet 2009)

                                                    Xavier Campion (membre de « La Sabretache »)

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