Toiles de Drope et OneSlickToiles de Drope et OneSlick
Toiles de Drope et OneSlickToiles de Drope et OneSlick

Toiles de Drope et OneSlick

Blois, Vendôme et Montoire se sont partagé l’honneur d’accueillir les étapes du Festival artistique « Rêves Urbains » qui va encore occuper les deux dernières semaines du mois d’avril. Dans cette manière « hip-hop » dont l’origine se situe aux Etats-Unis vers 1980, l’évènement associe des compositions, en principe murales et faites à la bombe, plus ou moins graphiques ou stylisées (« graffs » et « tags »), des création chorégraphiques et musicales empruntant les voix du « hard-rock » ou du « rap ». Cependant, comme l’a montré, après d’autres, l’exposition de la Médiathèque, beaucoup d’artistes ont fait leurs classes dans le « graff » ou le « tag » pour évoluer ensuite et passer à des créations picturales différentes : si celles-ci expriment toujours la spontanéité et une certaine contestation, ne serait-ce que par le regard porté sur le monde actuel, elles se rapprochent des œuvres « classiques » par leur caractère plus fouillé et dès lors qu’elles se sont détachées de leur premier support, le mur.

Samedi dernier, c’est Montoire qui a eu droit à l’ouverture : celle-ci a occupé le Quartier Marescot durant l’après-midi : salle des fêtes et Maison des jeunes, médiathèque « Nef Europa » et extérieur en dépit d’un temps pour le moins incertain.

Dès 14h, la salle des fêtes s’est trouvée investie par quantité de jeunes venus écouter le concert donné par le groupe de musique actuelle « Medley Time » issu de l’école de Montoire, qui a fait vibrer les murs aussi bien que l’assistance avant d’être relayé par une séance de « slam ».

A 16h, tout le monde s’est retrouvé au deuxième étage de la Médiathèque pour le vernissage de l’exposition collective « Graff » associant les artistes Drope, Dely, Oneslick et Kzper, venus de tout l’Ouest.

Drope, chargé de l’organisation, qui a déjà participé  à plusieurs expositions dans la région, est le plus connu « Je suis issu du milieu « graff » mais je trouve que la toile offre un support plus raffiné que le mur. Adepte du « free-style », je me laisse guider par l’humeur du jour tout en recherchant l’harmonie ». Les visions « urbaines » de Drope, surtout en gris, celui du fond comme celui des sujets, animés (mains) ou non (vaporisateurs) qui animent la scène, parfois en une sarabande de robots dégingandés. Un trait caractéristique est l’omniprésence obsédante de globes oculaires, parfois réunis en grappes, parfois isolés comme dans ce tableau présentant un univers végétal dont la verdure sert d’écrin à l’œil.

De Oneslick, on retiendra les deux portraits d’une femme romantique à la longue chevelure. « Je me suis inspiré de photographies de ma compagne » a expliqué leur auteur.

Kzper, lui, occupe le couloir d’accès. Toujours inspiré par l’esthétisme des formes, il recherche celles-ci à travers une suite de dessins à l’encre de Chine dont la noirceur tranche sur le blanc du papier. En face d’un portrait de Gainsbourg, nous trouvons un étonnant « Roi mort » couché sur un échiquier bouleversé où triomphent sept pions (un chiffre magique ?) qui ont conduit la pièce à la situation d’échec et mat.

Le vernissage s’est prolongé par une séance de « slam » déclamé sous un chapiteau avant une démonstration de « cellograph » sur des bandes de cellophane tendues entre deux arbres, bientôt agitées par de violentes rafales de vent.

Attention : Contrairement à ce qui avait été annoncé, l’exposition est prolongée jusqu’au 7 mais aux jours et heures d’ ouverture de la Médiathèque.

Médiathèque Nef Europa ; Quartier Marescot, 41800 Montoire

                                                                                                        Xavier Campion

#Graff #NefEuropa #Drope #FestivalRêvesUrbains

 

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Blois, Vendôme et Montoire se sont partagé l’honneur d’accueillir les étapes du Festival artistique « Rêves Urbains » qui va encore occuper les deux dernières semaines du mois d’avril. Dans cette manière « hip-hop » dont l’origine se situe aux Etats-Unis vers 1980, l’évènement associe des compositions, en principe murales et faites à la bombe, plus ou moins graphiques ou stylisées (« graffs » et « tags »), des création chorégraphiques et musicales empruntant les voix du « hard-rock » ou du « rap ». Cependant, comme l’a montré, après d’autres, l’exposition de la Médiathèque, beaucoup d’artistes ont fait leurs classes dans le « graff » ou le « tag » pour évoluer ensuite et passer à des créations picturales différentes : si celles-ci expriment toujours la spontanéité et une certaine contestation, ne serait-ce que par le regard porté sur le monde actuel, elles se rapprochent des œuvres « classiques » par leur caractère plus fouillé et dès lors qu’elles se sont détachées de leur premier support, le mur.

Samedi dernier, c’est Montoire qui a eu droit à l’ouverture : celle-ci a occupé le Quartier Marescot durant l’après-midi : salle des fêtes et Maison des jeunes, médiathèque « Nef Europa » et extérieur en dépit d’un temps pour le moins incertain.

Dès 14h, la salle des fêtes s’est trouvée investie par quantité de jeunes venus écouter le concert donné par le groupe de musique actuelle « Medley Time » issu de l’école de Montoire, qui a fait vibrer les murs aussi bien que l’assistance avant d’être relayé par une séance de « slam ».

A 16h, tout le monde s’est retrouvé au deuxième étage de la Médiathèque pour le vernissage de l’exposition collective « Graff » associant les artistes Drope, Dely, Oneslick et Kzper, venus de tout l’Ouest.

Drope, chargé de l’organisation, qui a déjà participé à plusieurs expositions dans la région, est le plus connu « Je suis issu du milieu « graff » mais je trouve que la toile offre un support plus raffiné que le mur. Adepte du « free-style », je me laisse guider par l’humeur du jour tout en recherchant l’harmonie ». Les visions « urbaines » de Drope, surtout en gris, celui du fond comme celui des sujets, animés (mains) ou non (vaporisateurs) qui animent la scène, parfois en une sarabande de robots dégingandés. Un trait caractéristique est l’omniprésence obsédante de globes oculaires, parfois réunis en grappes, parfois isolés comme dans ce tableau présentant un univers végétal dont la verdure sert d’écrin à l’œil.

De Oneslick, on retiendra les deux portraits d’une femme romantique à la longue chevelure. « Je me suis inspiré de photographies de ma compagne » a expliqué leur auteur.

Kzper, lui, occupe le couloir d’accès. Toujours inspiré par l’esthétisme des formes, il recherche celles-ci à travers une suite de dessins à l’encre de Chine dont la noirceur tranche sur le blanc du papier. En face d’un portrait de Gainsbourg, nous trouvons un étonnant « Roi mort » couché sur un échiquier bouleversé où triomphent sept pions (un chiffre magique ?) qui ont conduit la pièce à la situation d’échec et mat.

Le vernissage s’est prolongé par une séance de « slam » déclamé sous un chapiteau avant une démonstration de « cellograph » sur des bandes de cellophane tendues entre deux arbres, bientôt agitées par de violentes rafales de vent.

Attention : Contrairement à ce qui avait été annoncé, l’exposition est prolongée jusqu’au 7 mais aux jours et heures d’ ouverture de la Médiathèque.

Médiathèque Nef Europa ; Quartier Marescot, 41800 Montoire

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