Vernissage de l'exposition à la Nef Europa (photos Anne Braillon)
Vernissage de l'exposition à la Nef Europa (photos Anne Braillon)Vernissage de l'exposition à la Nef Europa (photos Anne Braillon)

Vernissage de l'exposition à la Nef Europa (photos Anne Braillon)

 

Jusqu’au 19 mars, la médiathèque « Nef Europa » accueille une rétrospective de l’œuvre de Gabriel Richard, un artiste bien connu qu’on a pu voir exposer un peu partout entre Vendôme et La Chartre et ailleurs. Les créations –sculptures, peintures et gravures – couvrent une période d’une quarantaine d’années, les premières, les sculptures urbaines, apparaissant sur des photographies tels ce « Cri » qui, depuis 1976 décore une allée à Garges–les-Gonesses, dans la région parisienne , ou ces « Trois femmes » qui ont naturellement trouvé place à la Ville-aux-Dames (Indre-et-Loire).

Gabriel Richard s’est d’ailleurs beaucoup intéressé au phénomène de la ville auquel il a consacré des réflexions et des conférences illustrées par des maquettes comme celles de cette géode blanche placées en évidence au milieu du « grenier » de la Médiathèque. Tout autour, des sculptures, en métal et en bois, celui-ci favorisant les formes douces et arrondies, les matériaux étant tantôt séparés, tantôt assemblés. Près de l’artiste un gros chat assis en épicéa veiné ; non loin un cheval couché à la queue largement étalée, en bois également. Plus loin, un autre cheval dressé sur ses pattes est en tôle ainsi que cette danseuse. La « musicienne », elle, allie les deux matières. Aux murs, les tableaux dont les couleurs vives contrastent et s’harmonisent avec celle des parois du « grenier ». La simplicité des sujets appelle la sobriété de leur traitement : grands aplats contrastés sur lesquels on distingue parfois quelques petites silhouettes. Sombres ou claires, bleues, rouges ou jaunes, les teintes apparaissent aussi lumineuses ! Les sujets peuvent sembler prosaïques (l’oiseau s’échappant de deux mains ouvertes ) ou proches du fantastique comme ce voilier voguant sur une mer et sous des soleils ocres. Au fond, Gabriel Richard est un artiste de l’évasion comme peut-être du futur.

Aux Beaux-Arts, Gabriel a appris à maîtriser la gravure qui touche à la fois à la sculpture par la technique   -le burin remplaçant  le ciseau- et à la peinture par le résultat : une œuvre plane. Sous chacune que l’on pourrait croire issue de la reproduction d’un origami, un petit commentaire poétique qui apporte son éclairage : par exemple, sous celle intitulée : « Les Comédiens », « Faut-il en rire ? Faut-il en pleurer ? Ils nous montrant notre vérité. » Parmi ces gravures, l’une, « Le Forgeron » est un hommage à son père dont l’atelier est toujours visible près de l’église à Cellé.           

                                                                          Xavier Campion

#GabrielRichard #NefEuropa

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