L'emblème de la Francophonie

L'emblème de la Francophonie

 

Jacques-Henri Rousseau, auteur célèbre des dictées « Ronsard », truffées de mille pièges s’élève avec vigueur contre l’application de la réforme de l’orthographe de 1990 « Lorsque j’étais professeur au lycée Jean Emond, j’emmenais, chaque année, mes élèves, quel que soit leur niveau en orthographe, aux « Dico d’Or » de Bernard Pivot… Convaincu que l’orthographe ne doit pas être sacrifiée, je propose dans le cadre de l’association Pierre de Ronsard deux dictées sur un thème ronsardien… » Il est vrai que ces dictées remportent un vrai succès et que les touristes de passage à la Possonnière ne manquent pas d’en emporter un exemplaire pour le retourner souvent avec leurs corrections, quelques temps après.

Notre vocabulaire quotidien est déjà émaillé de suffisamment d’anglicismes sans qu’on ajoute à ceux-ci une réforme de l’orthographe. Pour avoir eu, au cours de ma carrière, l’occasion de travailler pour l’Organisation internationale de la Francophonie et par conséquent de défendre l’utilisation de la langue française comme base de la coopération entre les peuples, je suis convaincue que massacrer celle-ci au profit d’une pseudo-simplification, en fait un nivellement par le bas, ne servira les intérêts de personne et surtout pas ceux des peuples amis. Le français est la cinquième langue parlée dans le monde. Combien de liens se sont tissés entre ces hommes et ces femmes qui l’ont en commun  : langue maternelle pour les uns, langue d’usage, langue administrative ou d’enseignement ou langue choisie pour les autres.

L’orthographe est née de l’origine des mots : grecque, latine, arabe, espagnole, italienne… Balayer tout ce qui constitue une culture commune au sein du monde francophone, présent sur tous les continents, est un reniement de cet espace pluriculturel auquel nous appartenons tous , que nous vivions à Alger, à Québec, à Bucarest, à Chandernagor, à Niamey, à  la Réunion, dans les Antilles mais aussi au Liban ou à Hanoï, etc. Les francophones sont présents dans le monde entier ; leurs cultures diverses s’enrichissent mutuellement et le lien entre elles est la langue française. C’est un fait culturel sans connotation  politique. Si l’on veut changer le français, la moindre des choses (des politesses) serait de consulter tous les intéressés, où qu’ils vivent, quelle que soit la nation à laquelle ils appartiennent, quelle que soit la culture à laquelle ils se rattachent ; lui attacher un titre de propriété serait la pire façon de défendre notre langue.

                                                              Sabine Campion

 

#orthographe #languefrançaise #francophonie #Organisation internationaledelaFrancophonie#AssociationPierredeRonsard #Ronsard #dictéeRonsard

 

Vous pouvez suivre le Mille-Pattes sur :

Facebook :          https://m.facebook.com/pages/Le-Mille-pattes-Campion/1597797927138358?ref=tn_tnmn&__nodl

             

Twitter:       https://twitter.com/LPattes                              

Et nous contacter via :

overblog41@gmail.com

 

Retour à l'accueil