Le château d'eau de Trôo photographié du hameau de la Ronce sur la D10. A gche photo sans zoom, à droite avec zoomLe château d'eau de Trôo photographié du hameau de la Ronce sur la D10. A gche photo sans zoom, à droite avec zoom

Le château d'eau de Trôo photographié du hameau de la Ronce sur la D10. A gche photo sans zoom, à droite avec zoom

 

Nous n’avons pas crainte d’emprunter ce titre à Victor Hugo lui-même. Sous ce nom ont été réunis des observations consignées au jour le jour dont la lecture est toujours pleine d’enseignements, ce qui ne sera peut-être pas le cas pour nous, mais qu’importe ! Cette rubrique s’attachera aussi bien aux choses vues ou lues qu’entendues, son objet étant uniquement d’apporter des éléments de réflexion.

                                                                Le Mille-Pattes

Commençons par les « paniers percés ».

Dans notre pays, il existe encore des artisans du panier, les gens du voyage, mais pas seulement ; vous pouvez trouver de plus en plus rarement, des vanniers sédentaires et autres spécialistes capables de vous confectionner des bourriches, des cabas, des corbeilles et autres panetons à partir de brins d’osier, d’écorce de bouleau, de lames de noisetier, etc.

Il existe un autre métier qui gagne tandis que l’autre décline : c’est celui des perceurs de paniers, armés de percerettes, de vrilles ou de tarières, qui s’acharnent à détruire ce que les premiers ont fabriqué.

Une bonne preuve est fournie par le Syndicat d’eau de Trôo qui approvisionne aussi Montoire. Celui-ci a décidé de faire repeindre le château situé au-dessus du bourg avec des teintes de bleu et de vert sur le fût et le réservoir, prélude à une fresque représentant d’un côté la collégiale Saint-Martin et de l’autre l’église de Sant-Jacques-des-Guérets, motif pris de ce que cette décoration contribuerait à la promotion touristique de la vallée du Loir.

En droit, l’on pourrait faire valoir que cette promotion relève de la compétence de la Communauté Loir et Braye et échappe totalement au Syndicat tenu par un principe de spécialité, à savoir la fourniture d’eau potable aux habitants, d’où l’illégalité d’une telle décision.

Dans les faits, il faut bien considérer que des touristes empruntant la route de la rive droite du Loir (La D917) passeront inévitablement par Trôo et à proximité immédiate de Saint-Jacques et que ceux qui préfèreront la rive gauche (D10) ne verront rien, le diamètre apparent  du château étant de l’ordre du millimètre même en dehors de la nébulosité ou d’un ensoleillement éclatant. Quant à la collégiale, elle sera toujours plus visible que sa représentation.

Tant qu’à faire, s’il existe véritablement un excédent financier dont on ne sait que faire, mieux vaudrait réduire la facture des abonnés !

                                                                                 (à suivre)

                                                                           Xavier Campion

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