A Poncé, sur le mur d'une cave,on trouve un portrait de Ronsard

A Poncé, sur le mur d'une cave,on trouve un portrait de Ronsard

Le Haut Bourg

De la rue du Gravier part celle du Tertre, un véritable raidillon qui gravit le coteau vers l'église. Au-dessus des constructions dont beaucoup sont perpendiculaires à la voie (marque du XVIIIème) et d'une cave signalée par le décor moderne en brique de sa façade, l'on s'est arrêté devant l'ancien presbytère au millésime de 1749, réhaussé au XIXème, avec dépendances, jardins et même bassin d'agrément; en face, les caves ayant pu servir de prison, puis "Le Paradis", petit pavillon au fond d'un clos. Tout en haut, jouxtant l'église se trouvait l'ancien cimetière dont seules quelques plaques funéraires en bronze apposées sur un mur de l'édifice rappellent l'emplacement. Un peu plus loin, l'on domine "la Caroline", érigée pour protéger le château et ses occupants des vues indiscrètes, dans un style néo-gothique d'inspiration anglaise, novateur à l'époque (1830).

Ayant vue sur l'église, la vieille école de filles, maintenant propriété privée, a suscité quelques commentaires. Cette maison de 1820 avait été donnée par la châtelaine, la comtesse de Nonant, dans la cadre de ses oeuvres de bienfaisance, pour abriter un établissement de charité tenu par deux soeurs de la Providence de Ruillé, avant d'être transformée en école avec l'adjonction d'un petit bâtiment en 1840. Un peu plus loin, en 1834, la comtesse, par suite de l'adoption de la loi Guizot obligeant chaque commune à avoir une école de garçons, faisait construire un autre bâtiment destiné à cet usage. L'ensemble fut acheté par la municipalité en 1871.Comme on l'a vu auparavant, les garçons rejoignirent l'école-mairie toute neuve en 1911, tandis que les filles étaient transférées dans le lieu, plus vaste, rendu disponible.

En lisière du Haut Bourg, le groupe s'est arrêté dans le cimetière actuel. Celui-ci surprend par le nombre des sépultures relativement anciennes, préservées. Près du fond, l'on voit la chapelle des seigneurs de la Flotte, le château, à flanc de coteau, près de Pont-de-Braye; à droite de l'entrée la tombe de l'industriel Henri Chauvin (Les Moulins de Paillard); à proximité, un autre monument, entouré de grilles , montre un exemple de l'application de la loi du 4 avril 1873 qui obligeait toute commune sur le territoire de laquelle avaient été tués des combattants de la guerre franco-allemande à céder à l'Etat un emplacement aménagé de façon bien précise (pourtour pourvu d'une grille de piques), destiné à recevoir la dépouille de ceux-ci, n'importe leur camp. Cinq soldats allemands y reposent.

"La présence de cette tombe pourrait être mise en rapport avec celle de la gravure représentant le buste d'un militaire coiffé d'un casque à pointe, toujours visible sur le tuffeau du mur d'une maison en haut de la rue des Grands Pays." a commenté Stéphanie Barios-Aquilon.

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L'école et la mairie, le lotissement et la maison du garde-barrière et le panneau 114 sur la droite
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