Coucher de soleil sur l'église Saint-Julien à Poncé

Coucher de soleil sur l'église Saint-Julien à Poncé

Poncé-sur-le-Loir vient de bénéficier d'un inventaire de son patrimoine réalisé par le Pays d'art et d'histoire en partenariat avec les services de la Région et du Département. A cette occasion, les manifestations destinées à faire découvrir le passé du village et son héritage n'on cessé de se succéder du 19 septembre au 11 octobre; parmi celles-ci, une visite guidée du bourg laissant de côté les "monuments" comme les Moulins de Paillard, le Château ou l'église, en principe mieux connus et traités séparément.

Le Bas Bourg

Guidée depuis Paillard par Stéphanie Barioz-Aquilon, la petite troupe des curieux a parcouru le village pendant plus de deux heures en commençant par le Bas Bourg,qui s'étend au pied du coteau, le Haut Bourg, la partie la plus ancienne.

" La commune de Poncé est relativement modeste puisqu'elle ne s'étend que sur 632 ha avec une population de 380 hab. ; par contre, elle compterait 120 lieux-dits. Remontant au moins jusqu'à l'époque gallo-romaine, elle a été marquée par le passage de saint Julien, l'évangélisateur de la région. A travers les siècles, elle a constitué une gigantesque carrière de tuffeau qui a laissé un véritable labyrinthe de galeries d'exploitation sous le coteau. Un peu plus d'un siècle après l'installation à Paillard de la papeterie qui a transformé la vie du village, celui-ci, grâce à la création de la ligne Paris-Bordeaux par Chartres, voyait arriver le chemin de fer (1877-1879); si la gare, située du côté de Ruillé a disparu, il subsiste la voie et, près de Paillard, une maisonnette de garde-barrière portant encore son numéro, le 114."

Non loin de l'angle de la rue Henri Chauvin et de la rue Principale, demeure un petit bâtiment qui, au XIXème et jusqu'en 1911, a abrité la mairie. Du fait de la volonté de ses propriétaires, ceux de Paillard, il reste un espace non loti, laissé à l'état de jardin. Cependant, c'est en lien avec le développement de l'activité des Moulins qu'ont été bâties les demeures qui jalonnent la rue Principale, dont les plus remarquables se trouvent à gauche dans la direction de la place Saint-Julien. Poncé compte beaucoup de maisons en tuffeau,en pierre de taille, ou parfois en brique, celle-ci étant surtout utilisée pour la partie inférieure des murs et la décoration; à l'arrière des dépendances, des cours, des jardins et, évidemment, des caves.

"Très souvent - a observé notre guide - des habitations du siècle précédent ont été reconstruites au XIXème avec un étage ajouté au rez-de-chaussée. Un plan d'alignement a été adopté en 1840. On lui doit un lotissement dissimulé par une façade commune agrémentée de jolis décors de style néo-classique empruntés aux temples grecs."

A la suite d'autres maisons présentant chacune un cachet particulier en raison du soin apporté à l'ornementation de leur devant, se trouve la mairie-école publique qui a donné l'occasion d'une halte particulière. Edifié en 1911,consécutivement à la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat (1905), l'ensemble associe le logement de l'instituteur (souvent secrétaire de mairie), la classe des garçons (les filles restant dans le Haut Bourg) reconnaissable à ses grandes baies et la mairie, au départ plutôt à l'étroit. Après quoi, les visiteurs ont été accueillis rue du Réservoir, par Alain Sevault qu ileur a montré l'extérieur d'une habitation remaniée au XIXème sur des bases du XVIIIème; au bout des jardins, deux caves précédées d'un pressoir, dont l'une fait voir un grand portrait de Ronsard dessiné sur un mur au milieu de citations du poète : "Migonne allons voir..." 

Sur la place Saint-Julien, le groupe s'est trouvé face au bar qui a remplacé l'Hôtel de France qui offrait  quatre chambres au XIXème; l'encadrement de la lucarne de gauche a conservé un petit décor suggestif : deux bouteilles gravées ! Dans ce lieu central, de l'autre côté de la rue du Gravier, s'élève un autre témoin d'une époque prospère, l'ancienne Auberge Saint-Jacques qui recevait les voyageurs depuis le XVIIIème.

La Fontaine Saint-Julien qui, quoique moderne et déplacée, rappelle toujours la tournée de l'évangélisateur, a fourni l'occasion de parler du lavoir, en contrebas et dans le voisinage immédiat de la voie ferrée; celui-ci a été reconstruit en 1893 alors que l'on installait un bélier hydraulique en provenance de la célèbre maison Bollée du Mans, qui alimentait alors cinq points d'eau. La rue y menant passe au numéro 6 devant une maison que sa toiture imposante et fortement pentue permet de dater du XVIIème ou du XVIIIème siècle.

                                                                                            A suivre

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