L'église abbatiale et le grand bâtiment contigu ainsi que l'emplacement du cloître et le cèdre bicentenaire L'église abbatiale et le grand bâtiment contigu ainsi que l'emplacement du cloître et le cèdre bicentenaire

L'église abbatiale et le grand bâtiment contigu ainsi que l'emplacement du cloître et le cèdre bicentenaire

Seule la Providence, secondée par les pères de l'abbaye de Saint-Georges du Bois, nous a permis de visiter celle-ci pour les dernières Journées du Patrimoine. Sur la foi d'une information erronée, nous nous étions présentés en ce lieu que nous croyions ouvert à cette occasion, détrompés, nous avons pu, grâce au père Ignace-Marie, avoir accès aux deux vestiges les plus remarquables du site, l'église et la salle capitulaire.

Un peu d'histoire

Notre guide a commencé à retracer l'histoire, plutôt mouvementée de l'abbaye. "Celle-ci est d'origine très ancienne puisqu'elle remonte à Childebert, le troisième fils de Clovis, celui auquel on doit l'extension du culte de saint Vincent en France, propriétaire du domaine considérable de Matval (dont un palais et un atelier monétaire) autour de l'actuel village de Bonneveau; à la demande de l'évâque du Mans, Innocent, il décida, avec sa femme, vers 550, de fonder un monastère dédié à saint Georges, situé en définitve dans la forêt de Gastines (d'où probablement le déterminatif du vocable)".

Le bourg de Saint-Martin-des-Bois n'existait pas encore et le lieu était à peu près désert même si quelques populations néolitiques l'avaient fréquenté au moins quelque 4000 ans auparavant comme en témoignent plusieurs dolmens dont l'un tout proche des bâtiments conventuels. En même temps qu'ils élevaient Saint-Georges, les bâtisseurs, plutôt des bûcherons et des charpentiers que des carriers et des tailleurs de pierre, édifiaient tout à côté un abri devenu une église puis un prieuré parfois rival de l'abbaye; paroisse, enfin commune, le village qui l'entourait fut réuni à Saint-Martin en 1811 (un exemple parmi d'autres d'une réforme territoriale sous le 1er Empire !)

"C'est vers 700 qu'a été mise en vigueur la règle de saint Benoît alors que la communauté ne cessait de croître en importance jusqu'à compter 700  membres -a-t-on écrit. Cet apogée fut suivi d'épisodes désastreux telles les invasions normandes des IXème et Xème siècles qui finirent par provoquer le départ des Bénédictins après la destruction du monastère. Suivant une période d'abandon de plus d'un siècle, c'est au comte de Vendôme, Geoffroy Martel, que l'on doit l'initiative de la restauration (2ème moitié du XIème) : d'une part, l'abbaye reçut des chanoines de saint Augustin venus de Saint-Georges de Vendôme (collégiale ayant succédé à une chapelle érigée vers 1037 dans l'enceinte du château par Agnès de Bourgogne épouse de Geoffroy, d'où l'adoption d'une nouvelle règle; d'autre part, allaient commencer les grandes campagnes de reconstruction des XIIème et XIIIème siècles mettant à l'honneur le style gothique angevin : l'église d'abord, les bâtiments conventuels ensuite. A cette époque, l'abbaye comptait une vingtaine de prieurés et de dépendances, de Saint-Vincent (Tours) à Montreuil-le-Henri et de Saint-Jacques-des-Guérets à Epiais (non loin d'Oucques).

"Le XVIème siècle fut marqué par les guerres de Religion qui n'épargnèrent pas Saint-Georges et la mise en commende de l'abbaye, c'est-à-dire la remise de sa direction à un clerc ou même un laïc n'y résidant pas mais en percevant les revenus. Le déclin était inévitable jusqu'à ce qu'un abbé fasse appel, en 1725, au Prémontrés (Augustins réformés) de l'abbaye de l'Etoile à Authon. Saint-Georges survécut jusqu'en 1790. Notons qu'en 1764, le prieur-curé de Saint-Pierre avait intenté un procès à ses voisins et qu'il l'avait gagné en prouvant l'antériorité de sa cure sur l'abbaye.

" Vendue comme bien national sous la Révolution, celle-ci fut acquise par Jean-Sébastien de Querhoent, héritier d'un patrimoine étendu autour de Montoire, qui procéda à diverses démolitions, transformations et plantations (dont le majestueux cèdre "Napoléon" planté en 1804) pour en faire un château. Les derniers propriétaires laïcs, les époux Hyacinthe, léguèrent le domaine au diocèse qui, en 2001 y installa une communauté bénédictine venue en grande partie de Flavigny en Bourgogne."

Une histoire étonnante que celle qui a vu le retour des Bénédictins après un millénaire d'absence !

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                                                                   A suivre, une deuxième partie

 

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