Michel Timmerman est à la barre, nous descendons lentement le LoirMichel Timmerman est à la barre, nous descendons lentement le Loir

Michel Timmerman est à la barre, nous descendons lentement le Loir

 

Tout le monde connait ces affiches présentes un peu partout à la Chartre et aux alentours : se prélassant sur un bateau aux allures de piscine, quelques filles et garçons font la publicité d’une promenade nautique à la découverte du Loir entre La Chartre et Ruillé. A l’invitation de Michel Timmerman, le capitaine, avec quelques autres passagers, nous avons pris place à bord du « Templar », dénomination qui traduit la passion de Michel pour le Moyen Age en général et les Pauvres Chevaliers du Christ, en particulier. Ce navire étrange, rectangulaire, plat, équipé de banquettes confortables est un « pontoon boat ». « Je l’ai trouvé au Québec d’où je l’ai fait venir en pièces détachées ; en fait, c’est un catamaran possédant deux coques couplées sous un plancher. Quant au moteur à essence qui le propulse, il est japonais ; sa puissance de 115CV est largement gardée en réserve pour des raisons de sécurité puisque la vitesse est généralement de 4 km/h ; le tirant d’eau n’est que de 30 cm. »

Michel, lui, a toujours éprouvé une forte attirance pour les cours d’eau dont il ne s’est jamais beaucoup éloigné. Tout petit, en Normandie, il suivait son père à la pêche ; plus tard, il aidait sa mère qui tenait un magasin d’articles de pêche dans le nord de la Sarthe. Maintenant, il y a 28 ans qu’il est installé dans la région et il est heureux d’avoir pu trouver au bord du Loir la maison qui est son port d’attache. Pêcheur, guide de pêche en Espagne et en Irlande, il a voulu faire partager l’amour qu’il porte à la rivière, ce qui l’a incité à devenir  un « marin d’eau douce » habilité à transporter des passagers sur toute rivière ou tout lac de France ou d’Europe.

La promenade, commentée par le capitaine, a commencé par une courte descente du Loir jusqu’au barrage de Roche-Marie d’où part le bras qui alimentait le Moulin en eau avant de traverser la ville ; ce barrage comportait une porte marinière qui permettait le transit des barges chargées de pierre ou de pommes. A tribord, une berge boisée et, au-delà, les coteaux du Jasnières ; à babord, une ancienne guinguette, la maison québécoise en bois du vigneron Joël Gigou, l’ancien petit bain, transféré dans la nouvelle piscine, qui permettait aux enfants d’apprendre à nager, entre les maisonnettes riveraines, les cales couvertes dans lesquelles on immergeait les barques en hiver afin d’éviter le séchage du bois…

Remontant vers Tréhet, nous avons longé un lieu naguère célèbre, « Le Paradis des pêcheurs » où jusqu’aux années 60, l’on pratiquait encore la pêche à « touche-touche », c’est-à-dire dans des barques alignées côte-à-côte. « L’Hôtel de France a alors connu une grande époque. Disposant d’une pêche privée, il accueillait les sportifs, accommodait leur friture dans ses cuisines… A l’époque, l’on pouvait espérer attraper brochets, anguilles, carpes, gardons, goujons, etc., éventuellement à la graine ou au chènevis (chanvre) » . Depuis, sont arrivés les silures de plus en plus gros et les myocastors (ragondins) friands de fleurs de lotus.

De cet heureux temps date sans doute la constitution d’une petite société un peu à part, dont les membres unis par une solidarité certaine ( des clôtures ont été abattues), voient leur vie rythmée par le Loir et ne manquent pas d’échanger, à son passage, des saluts avec « Pépé la grenouille » ou « Fisherman ».

Plus loin, les berges deviennent plus sauvages, celles de babord étant toujours protégées par la servitude liée à l’existence d’un chemin intercommunal ; des deux côtés l’on trouve des peupliers (dont l’exploitation a perdu de son attrait), des frênes, des aulnes, et quelques saules, constitutifs d’une ripisylve qui tourne parfois à la mangrove, partagée entre six variétés de grenouilles. Suivant l’époque et l’heure, on peut apercevoir d’autres familiers : un héron, un martin-pêcheur, une bergeronnette ou une hulotte.

Au retour, pendant que quelques perles de méthane venaient éclater à la surface près des rives, les passagers appréciaient les produits locaux et le vin frais qui font partie de « l’apéritif du capitaine » à eux réservé.

Inutile de dire que tous sont sortis enchantés d’une promenade qui, dans une atmosphère conviviale leur a fait connaitre des aspects insolites et quelques pans de l’histoire ignorée de la vie locale.

« Spirit of Adventure Croisières », 120 rue de la Charrière, 72340 La Chartre. Réservations : T. 06 62 28 91 17 ; courriel :  micheltimer@hotmail.fr

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