Le Portugal et le Kalimantan (Bornéo)Le Portugal et le Kalimantan (Bornéo)

Le Portugal et le Kalimantan (Bornéo)

Le Festival a pris fin après avoir rythmé la vie de la ville et de ses environs pendant une semaine. Le marteau des démonteurs va remplacer le tambour et le ballet des élévateurs celui des gracieuses danseuses. Pour le dernier jour, le 16 août, les organisateurs ont exceptionnellement programmé deux galas, dont le premier en début d'après-midi. Vers 15h, le public a commencé à affluer au Palais de toile, certains n'hésitant pas à effectuer au dernier moment un aller et retour précipité entre la billetterie et la porte la plus éloignée, gardée par un bénévole de la première heure, Jean-Claude Mercier. Ce gala devait offrir une vision assez complète de l'ensemble des spectacles avec les troupes du Portugal et du Kalimantan en première partie, celles du Tibet et du Salvador ensuite.

Les groupes du Portugal et du Kalimantan, pays si éloignés par la distance et la culture, ont cependant un point commun, souligné maintes fois par Philippe Proust, l'importance accordée à la recherche qui garantit l'authenticité de la restitution du passé.

Le Kalimantan nous a présenté un spectacle total unissant les deux composantes de la culture dayak, celle de la côte, marquée par les influences javanaises, malaises... et celle de l'intérieur, longtemps restée isolée dans la forêt. D'un côté, les évolutions exécutées à petits pas par des jeunes femmes aux vêtements somptueux, maniant leurs éventails de plumes avec des gestes glissants, suivant une chorégraphie minutieuse; de l'autre, les danses guerrières, accompagnées de cris perçants, où les hommes tatoués, armés, couverts d'une dossière en peau de panthère, miment un combat qui s'achève par la mort ou la fuite des vaincus.

Sans doute, le monde qu'a reconstitué l'ensemble folklorique "Cancioneiro de Cantanhede" est-il plus proche, plus immédiatement compréhensible dans un pays qui ne cesse d'exalter ses racines rurales ! On peut dire que la représentation s'est articulée autour de deux grands thèmes : le travail qui fait l'ordinaire de la vie quotidienne donne son style aux vêtements et justifie le choix des accessoires; en contrepartie, le bonheur de vivre associé à des mises plus recherchées qui anime les rondes et les chants et éclate dans les mazurkas. Personne n'a pu rester insensible à la mise en scène d'une fête de village avec ses courses en sac et ses parties  de colin-maillard ou de saut à la corde tandis que, réunis autour d'un panier à provisions, quelques figurants, assis à terre, semblaient partager un repas frugal.

Nul doute que le Tibet et le Salvador n'aient apporté ensuite aux spectateurs du Palais de toile des images aussi riches de leur univers culturel.

#FestivaldeMontoire #Kalimantan #Portugal

 

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