La baie éclairant La Grosse Tour au-dessus d'une archère

La baie éclairant La Grosse Tour au-dessus d'une archère

A l'intérieur

La défense active reposait non seulement sur les hauts (crénelage) mais aussi sur la présence de nombreuses archères à croisillon ou à étrier, celui-ci souvent triangulaire, mais parfois circulaire, sur le modèle Plantagenêt, probablement les premières sur le territoire français actuel.

Les étages des tours ont été sauvegardés. Sur plan carré, barlong, octogonal, trapézoïdal ou circulaire, les salles sont voûtées sur ogives retombant sur de gracieux chapiteaux aux corbeilles stylisées. Deux particularités : le rez-de-chaussée de la Grosse Tour étant plein; la grande salle (10m de hauteur), unique, se trouve donc à l'étage.et n'est accessible que par une porte étroite que l'on atteignait autrefois par une passerelle mobile; chauffée par une grande cheminée, elle est éclairée par une petite baie géminée donnant sur la rivière; de l'autre côté, la seule archère donnant sur l'extérieur de l'ouvrage couvre la Tour Saint-Michel. Dans celle-ci précisément, la salle de plain-pied est couverte d'une coupole ouverte à sa partie supérieure, surmontée d'une pièce voûtée; d'un plan circulaire, l'on est passé, au-dessus, à un plan carré. Pourquoi cette disposition curieuse qui évoque en plus petit l'Octogone de Montmorillon (dans la Vienne, à usage d'ossuaire) ? 

La particularité la plus souvent remarquée est l'existence de gaines ménagées à la hauteur de la cour dans l'épaisseur des courtines- à l'occasion d'un renforcement de ces dernières pour faciliter l'élargissement du chemin de ronde- sur les quatre faces. Les galeries évitent la Grosse Tour , d'ailleurs pratiquement pleine à ce niveau, et la Tour du Portal , pour des raisons évidentes de sécurité. Voûtées en berceau brisé, en raison de leurs dimensions elles assuraient la circulation aisée des défenseurs, du moins jusqu'à l'approche des tours protégées par des étranglements. De place en place, des archères permettaient de doubler vers l'extérieur la défense par le sommet et, vers l'intérieur de prendre à revers les assaillants qui seraient parvenus dans la cour. Si la première disposition est peu courante -on la retrouvera pourtant dans les galeries de fusillade battant le fond des fossés à partir de l'escarpe dans certains ouvrages postérieur, de l'éperon du château du Lude (Sarthe) aux fortifications de la fin du XIXème- la seconde est pratiquement unique.

On voit donc que les raisons d'inscrire le Château de Coudray-Salbart au programme des prochaines Campionnades ne manquent pas !

#Octogone de Montmorillon #Coudray-Salbart #gaine (fortification) #château du Lude #Campionnades

Une cheminée

Une cheminée

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