Se détachant sur les bords du lac, les sculptures exposées dans les jardins du château du Lude et prêtées par Madame de Nicolaÿ

Se détachant sur les bords du lac, les sculptures exposées dans les jardins du château du Lude et prêtées par Madame de Nicolaÿ

Les visiteurs des "Jardins du Loir", la fête du paysage organisée près du lac des Varennes, dimanche dernier, par l'association "Ani'Marçon" ont dû être surpris; au bord du plan d'eau ou entre les exposants, une quarantaine de totems bariolés, balisaient un chemin qu'ils étaient invités à découvrir.

Ces créatures avaient nom "Princesse Arc-en-Ciel", "Madame U", "Charco", "Trombolino", "Pirate", "Le Monstre gentil", dûs à Lannah, Timéo, Clara, Nina, Ruben, Gabriel... ( de 3 ans et demi à 5 ans), sans oublier tous les autres.

Réunies dans un musée en plein air, elles rivalisaient d'imagination dans la conception et d'ingéniosité dans l'utilisation de matériaux de récupération, des précieux bouchons en plastique jusqu'à une vieille cafetière, "un chapeau sur la tête pour arroser." Le soleil faisait ressortir les couleurs qui avaient à peine besoin d'être avivées. Quelques personnages gardaient les moutons rouges d'Anne Morea qui, pour la journée, avaient échangé leurs pâturages du Château du Lude contre ceux des berges des Varennes. L'initiative revient à l' "Association pour la création artistique des enfants" dont l'un des fondateurs n'est autre que Claude Ponti, le célèbre auteur et illustrateur qui avait invité les enfants scolarisés à Marçon à concevoir et à réaliser chacun un totem. La municipalité avait fourni les têtes, des bûches, et les supports, des troncs d'arbre coupés sur le site même. Pour le plaisir de tous, ce musée deviendra permanent : "L'idée, nous a confié Claude Ponti, est que tous les ans, les écoliers apportent de nouvelles oeuvres et restaurent celles déjà en place." Une belle démarche saluée par le maire, Jean-Pierre Chéreau.

Au bord du lac, nous avons fait la connaissance de Bruno Grondin qui, venu de Vaas, présentait un métier vraiment traditionnel, celui de l'essentier dont le travail consiste à tailler des essentes ou bardeaux dans le bois du châtaigner. "Fixés par des clous ou des chevilles, ceux-ci servent à recouvrir des parties de charpente comme des ardoises; ils peuvent être utilisés partout dès lors que la pente atteint 40° et sont suffisamment résistants pour durer une centaine d'années sans entretien particulier.

Entre la Touraine et la Mayenne, nous sommes quelques uns à pratiquer ce vieux métier dont le domaine d'élection est la restauration du patrimoine ancien (clochers et maisons de caractère), bien que la construction neuve représente une part non négligeable de nos activités (un tiers). Nous intervenons jusqu'en Normandie et en Bretagne."

Une allée de fruitiers taillés en forme de fruit (pommes et poires) créée par "Sylvaloir" nous a conduit au pavillon des artistes où nous avons retrouvé les peintres Marie-Liesse Bertre, Kazuo Yamaki, Sabine Dutilh, Martine Garcia et Françoise Guyot, le céramiste Mattieu Robert et sa fille Julia, graphiste et designer verrier et enfin Shelly De Vito et James Porter. A côté, l'autre fille de Mattieu, Hélène, également céramiste ( grès et biscuit de porcelaine), plusieurs photographes animaliers (vues saisissantes de chouettes dans la nuit) et le "Moulin de la Dême" qui mettait en valeur une petite céréale pleine de vertus, le millet.

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Sur la première photo, on voit l'un des totems, sur la seconde le travail de l'essentierSur la première photo, on voit l'un des totems, sur la seconde le travail de l'essentier

Sur la première photo, on voit l'un des totems, sur la seconde le travail de l'essentier

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